Après la Croatie, le Kosovo ferme son territoire à l'ultranationaliste serbe Seselj

L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été interdit d'entrer au Kosovo, une semaine après son acquittement par le TPIY, a annoncé le ministre kosovar des Affaires étrangères, Petrit Selimi.

Le jour même de la décision du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), la Croatie l'avait déclaré persona non grata. La Bosnie a indiqué qu'elle étudiait une mesure similaire.

"Seselj est interdit d'entrer pour des raisons tragiquement évidentes pour les milliers de victimes de ses mots et de ses actes de mort dans les Balkans", a déclaré à l'AFP le ministre kosovar des Affaires étrangères, Petrit Selimi.

"Conformément à l'accord de Bruxelles" qui régit les relations entre Belgrade et Pristina, "le ministère des Affaires étrangères décide quel responsable serbe, actuel ou ancien, peut entrer sur le territoire du Kosovo", a-t-il ajouté.

Seselj, qui espère faire son retour au parlement à l'occasion des législatives du 24 avril, a dit son intention de se rendre au Kosovo, où vivent quelque 120.000 Serbes sur 1,8 million d'habitants, en majorité des Albanais.

Il avait été acquitté le 31 mars de neuf accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, lors des conflits en Croatie (1991-95) et en Bosnie (1992-95), qu'il a alimentés par ses discours enflammés. Le procureur du TPIY a fait appel de cette décision.

La Serbie ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo, qu'elle considère toujours comme l'une de ses provinces.

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