La Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire française, a validé mardi l'avis favorable à l'extradition d'un Serbe de Bosnie, réclamé par Sarajevo, qui l'accuse d'avoir participé en juin 1992 à un massacre de civils musulmans, à Visegrad (est), selon une décision consultée par l'AFP.
Pour être effective, l'extradition de Radomir Susnjar doit faire l'objet d'un décret du Premier ministre, qui peut être contesté devant le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française.
La justice bosniaque recherche Radomir Susnjar pour crime contre l'humanité, car elle le soupçonne d'avoir participé au massacre de 59 civils musulmans, dont des femmes et des enfants, par les forces serbes, le 14 juin 1992, à Visegrad, en Bosnie.
Quelque 66 personnes avaient été enfermées ce jour-là par des hommes armés dans une maison abandonnée où des explosifs avaient été jetés, tuant 59 d'entre elles. Plusieurs témoins ont directement mis en cause Radomir Susnjar, qui s'est défendu en invoquant une confusion avec un homonyme.
Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a déjà condamné en appel en décembre 2012 à la prison à vie et à 27 ans deux cousins, Milan et Sredoje Lukic, membres du groupe paramilitaire serbe des "Beli Orlovi" (Les aigles blancs).
