Responsables kosovars et serbes ont affiché mercredi leur volonté de relancer le dialogue pour normaliser leurs relations, après des mois de tensions entre Belgrade et Pristina.
Sur son compte Facebook, le président du Kosovo, Hashim Thaçi, a expliqué avoir appelé son homologue serbe Aleksandar Vucic pour le féliciter de sa récente accession à ce poste.
Les deux hommes auraient "convenu de poursuivre le dialogue" et de "travailler ensemble à la recherche de solutions à toutes les questions communes", écrit Hashim Thaçi.
Auditionnée à Belgrade au parlement qui doit confirmer sa désignation comme Première ministre de la Serbie, Ana Brnabic, a dit son souhait de poursuivre une "politique de paix et de coopération avec le Kosovo afin d'atteindre un compromis et une réconciliation historique avec le peuple albanais".
Au Kosovo, un gouvernement est également en cours de formation après les législatives du 11 juin.
Deux Premiers ministres potentiels, Ramush Haradinaj et Albin Kurti, ont par le passé exprimé leur opposition au processus de normalisation des relations entre la Serbie et son ancienne province albanaise.
Ramush Haradinaj est même réclamé par la justice serbe qui l'accuse d'avoir commis des crimes de guerre lors de la guerre d'indépendance du Kosovo (1998-99).
"Quelle que soit la majorité qui gouvernera à Pristina, nous ne serons pas heureux, mais le dialogue doit se poursuivre pour la survie et la sécurité des Serbes", a récemment dit Aleksandar Vucic.
La Serbie ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo, déclarée en 2008. Mais Belgrade et Pristina avaient repris langue en 2011, à l'initiative de l'Union européenne.
La guerre du Kosovo avait fait 13.000 morts, dont quelque 10.000 Kosovars albanais. Les troupes de Belgrade s'étaient retirées du Kosovo sous la pression des bombardements de l'Otan.
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