Eaux territoriales: Croatie et Slovénie se parlent mais ne se rapprochent pas

La première rencontre mercredi entre les chefs de gouvernement slovène et croate depuis la décision de la justice internationale octroyant à Ljubljana un accès souverain aux eaux internationales aux dépens de la Croatie n'a pas permis de rapprocher les points de vue des deux voisins.

Les deux pays ont néanmoins promis de continuer le dialogue pour sortir de l'impasse diplomatique.

"Notre discussion a été constructive en dépit de nos positions divergentes", a indiqué le Premier ministre slovène Miro Cerar qui recevait son homologue croate Andrej Plenkovic.

Ce dernier a assuré que la Croatie, tout en refusant de reconnaître la décision rendue le 29 juin par la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, souhaitait "mettre sur la table, à travers un dialogue ouvert, toutes les questions frontalières".

Il a dit souhaiter "une solution acceptable pour les deux parties" et a invité le chef de gouvernement slovène à Zagreb en septembre.

L'arbitrage de La Haye entend régler un différend frontalier qui oppose les deux anciennes républiques yougoslaves depuis un quart de siècle, dans un des principaux contentieux frontaliers entre pays de l'Union européenne.

La Croatie ne reconnaît pas la sentence qualifiée d'"historique" par la Slovénie et a annoncé qu'elle ne l'appliquerait pas.

Après une médiation de l'Union européenne, Zagreb avait accepté le principe d'un arbitrage sur ce différend en 2009, Ljubljana levant en échange son veto à l'entrée de son voisin dans l'UE.

La Commission européenne a récemment appelé Zagreb et Ljubljana à "mettre en oeuvre" la décision de justice internationale.

L'accès souverain aux eaux internationale a une portée essentiellement symbolique, le droit de passage des bateaux étant déjà garanti par le droit maritime international.

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