Le secrétaire général de l'OEA appelle à sanctionner le Venezuela

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a appelé mardi à Saint-Domingue les pays d'Amérique latine à mettre en place des sanctions contre le gouvernement vénézuélien, qu'il a qualifié de "dictature".

"La priorité pour le Venezuela est que les pays latino-américains appliquent des sanctions, et encore davantage de sanctions de la part de l'Union européenne et des Etats-Unis", a déclaré M. Almagro à la presse, en marge d'un forum sur les partis politiques organisé par le Parlement Centraméricain (Parlacen) à Saint-Domingue, en République dominicaine.

M. Almagro a ensuite énuméré les actions adoptées par le secrétariat général de l'OEA contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, parmi lesquelles l'application de la Charte démocratique interaméricaine, texte signé par les pays membres de l'OEA, dont le Venezuela.

"L'OEA ne dispose que d'instruments juridiques et ces instruments ont été appliqués (...), la priorité pour l'OEA est que les Vénézuéliens puissent vivre en paix et en démocratie", a-t-il ajouté.

Luis Almagro, ancien ministre des Affaires étrangères de l'Uruguay, est réputé pour critiquer régulièrement Nicolas Maduro. Le président vénézuélien l'accuse pour sa part d'être l'exécutant d'un plan des Etats-Unis visant à renverser le gouvernement socialiste et à s'emparer du pétrole vénézuélien.

Le secrétaire général de l'OEA a d'ailleurs convoqué un panel international indépendant qui, au milieu de l'année, a conclu à des "bases suffisantes" pour parler de crimes contre l'humanité au Venezuela et a recommandé de transmettre les preuves de ces faits à la Cour pénale internationale (CPI).

Les experts ont documenté 131 morts attribuées aux forces de sécurité et à des groupes armés liés au gouvernement survenues pendant des manifestations contre Nicolas Maduro qui, depuis 2014, secouent le pays en proie à une sévère crise économique et politique.

Par ailleurs, Luis Almagro a déclaré que l'OEA continuerait à être impliquée dans une solution de la crise au Nicaragua, où plus de 300 personnes ont été tuées depuis le début le 18 avril d'une vague de manifestations demandant le départ du président Daniel Ortega.

Justice Info est sur Bluesky
Comme nous, vous étiez fan de Twitter mais vous êtes déçus par X ? Alors rejoignez-nous sur Bluesky et remettons les compteurs à zéro, de façon plus saine.