La France redoute des crimes de guerre en Syrie, a averti jeudi à Pékin le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, alors que le régime de Bachar al-Assad tente de reprendre la province d'Idleb, dernier bastion aux mains des rebelles.
"La France met en garde, je l'ai dit, je veux le redire, contre les risques de crimes de guerre", a déclaré M. Le Drian, lors d'une conférence de presse aux côtés de son homologue chinois Wang Yi.
"Cela veut dire qu'elle estimera nécessaire de le constater", le cas échéant, a ajouté le ministre.
Selon lui, Paris met particulièrement en garde contre l'usage de l'arme chimique.
"Tout franchissement de cette ligne rouge aurait les mêmes conséquences que ce qu'on a connu au mois d'avril" , a-t-il averti, en référence aux frappes américaines, britanniques et françaises déclenchées en réaction à une attaque chimique présumée dans la ville de Douma, près de Damas (au moins 40 morts).
Le régime de Damas est accusé d'avoir utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques au cours du conflit qui déchire la Syrie depuis 2011 et a fait plus de 350.000 morts.
Une attaque a notamment fait plus de 80 morts en avril 2017 à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb.
