Pérou: un tribunal ordonne la libération de l’opposante Keiko Fujimori

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La justice péruvienne a ordonné la libération de l’opposante Keiko Fujimori, en détention provisoire depuis une semaine dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht, le géant du BTP brésilien qui a versé des pots-de-vin pour obtenir des chantiers en Amérique latine.

La décision des juges de la Cour supérieure de Lima a été annoncée mercredi en fin de journée lors d’une audience à laquelle assistait Mme Fujimori, 43 ans.

Le tribunal « ordonne la libération immédiate des personnes inculpées dans cette affaire », y compris la fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), a déclaré le président du tribunal, Octavio Sahuanay.

La Cour a estimé que le juge en charge de l’enquête et qui avait prononcé la mise en détention de Keiko Fujimori, Richard Concepcion Carhuancho, avait commis des irrégularités dans la procédure. Elle a cependant indiqué qu’elle ne se prononçait pas sur le fond.

Toutefois, le tribunal a ordonné que l’affaire soit transmise à un autre magistrat.

« Cela a été sept jours de calvaire », a réagi devant à la presse Keiko Fujimori, avant de quitter le tribunal.

La justice soupçonne le parti de Keiko Fujimori, Fuerza Popular, d’avoir touché de l’argent de la société Odebrecht, au coeur d’un scandale de corruption qui éclabousse toute la région.

Ce fleuron brésilien du bâtiment a reconnu avoir versé des années durant des pots-de-vin pour obtenir des chantiers en Amérique latine.

Keiko était détenue depuis le 10 octobre au siège de la police de Lima, une semaine après que la justice eut annulé la grâce de son père, Alberto Fujimori (1990-2000) alors qu’il purgeait une peine de 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité et corruption. L’ancien président, âgé de 80 ans, est détenu dans une clinique depuis deux semaines.

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