Les forces irakiennes ont découvert un nouveau charnier contenant des dizaines de corps dans une région du nord de l'Irak qui était auparavant sous le contrôle du groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué un responsable de la police.
En novembre, l'ONU avait annoncé que l'organisation EI avait laissé derrière elle plus de 200 charniers dans les régions d'Irak qu'elle a tenues de 2014 à 2017 et qui ont été ensuite reprises par les forces gouvernementales.
Ces fosses communes mises au jour dans différentes provinces du nord et de l'ouest de l'Irak pourraient renfermer jusqu'à 12.000 corps, selon cette source policière.
La dernière découverte de ce type date de jeudi dans la région de Hawija, dans la province de Kirkouk, a déclaré à l'AFP un lieutenant-colonel des forces de police fédérales, Adel Ismail.
Selon lui, les corps découverts appartiennent à des "civils irakiens innocents" qui ont été "enlevés puis tués" par l'EI.
"C'était une fosse commune utilisée par Daech", a affirmé Wani Firas, un habitant du secteur, utilisant un des acronymes arabes de l'EI.
"Ils avaient l'habitude de venir ici, d'exécuter et de jeter (les victimes) dedans, et nous observions cela à distance", a-t-il ajouté.
Sur plus de 200 fosses communes découvertes, seule une trentaine ont été fouillées et plus de 1.200 corps ont été exhumés, avait indiqué en novembre l'ONU. La tâche est encore énorme car si certaines ne renferment que quelques corps, d'autres en contiennent plusieurs milliers.
Des enquêteurs de l'ONU ont commencé à recueillir des preuves des massacres et autres atrocités commises par l'EI qui peuvent constituer selon les Nations unies "des crimes de guerre, des crimes contre l'Humanité et un possible génocide".
