16.03.2004 - TPIR/BUTARE - TEMOIN QG : UN CONTRE-INTERROGATOIRE EN GRANDE PARTIE A HUIS CLOS

Arusha, le 16 mars 2004 (FH) - Le contre-interrogatoire du témoin protégé "QG", le trente-neuvième à charge dans le procès de six personnes poursuivies pour génocide et crimes contre l'humanité commis à Butare (sud du Rwanda) en 1994 s'est déroulé en grande partie à huis clos devant la deuxième chambre de première instance du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Le témoin a été interrogé par l'avocat canadien, Me Michel Marchand, qui représente l'ancien maire de Ngoma, Joseph Kanyabashi, un des accusés.

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Au cours de la brève séance en public, Me Marchand a requis des précisions sur le voyage du témoin de sa commune natale de Ngoma à la colline de Kabuye en commune Muganza, où des milliers de Tutsis ont été tués durant le génocide de 1994.

l'ex-maire de Muganza, Elie Ndayambaje, est également accusé dans ce procès. Lors de l'interrogatoire principal lundi, le témoin avait mis en cause notamment Kanyabashi et l'ancien préfet de Butare, Alphonse Nteziryayo.

Outre Kanyabashi, Ndayambaje et Nteziryayo, ce procès dit du "groupe Butare" concerne également un autre ancien préfet de Butare, Sylvain Nsabimana, ainsi que l'ancienne ministre de la famille et de la promotion féminine, Pauline Nyiramasuhuko, seule femme à être inculpée par une juridiction internationale, et son fils Arsène Shalom Ntahobali, un ancien étudiant à l'Université nationale du Rwanda (UNR), présumé chef milicien.

Les débats sont dirigés par le juge tanzanien William Hussein Sekule, assisté des juges malgache Arlette Ramaroson, et ougandaise Solomy Balungi Bossa. La déposition de QG se poursuit mercredi.

GA/NI/AT/GF/FH(BT''0316A)