07.11.2003 - TPIR/NDINDABAHIZI - LE PROCES SUSPENDU JUSQU'AU 17 NOVEMBRE

Arusha, le 7 novembre 2003 (FH) - Le procès de l'ancien ministre des finances sous le gouvernement intérimaire, Emmanuel Ndindabahizi, a été suspendu jusqu'au 17 novembre, a-t-on appris vendredi au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Les juges venaient D'entendre la déposition du seizième témoin de la défense.

1 min 42Temps de lecture approximatif

l'avocat français D'Emmanuel Ndindabahizi, Me Pascal Besnier a expliqué qu'il n'aura pas de témoins la semaine prochaine.

Me Besnier a indiqué qu'il lui reste à citer trois témoins avant la clôture de sa preuve "vers le 26 novembre."

Me Besnier entend faire comparaître un témoin protégé portant le pseudonyme "DD", un expert en histoire, le professeur français Bernard Lugan, ainsi que l'accusé lui-même.

Emmanuel Ndindabahizi, 53 ans, répond de trois chefs de génocide et de crimes contre l'humanité portant sur des massacres de Tutsis dans sa région natale de Kibuye (ouest du Rwanda). Il plaide non coupable. Son procès a commencé le 1er septembre. C'est un des plus rapides dans l'histoire du TPIR qui a été ,par le passé, accusé de lenteur.

Le seizième témoin de la défense a axé sa déposition sur la moralité de l'accusé.

Le témoin a indiqué que, compte tenu de son bon caractère, il serait surprenant que Ndindabahizi ait procédé à la distribution des machettes qui ont été utilisées pendant le génocide anti-tutsi en 1994.

"Tel que je le connais, je ne pense pas qu'il soit capable de faire une telle chose", a souligné le témoin.

Celui-ci a révélé qu'il connaissait l'accusé depuis 1973, une période trouble caractérisée par la chasse des étudiants tutsis des écoles et a affirmé que Ndindabahizi, un Hutu, n'a pas été impliqué dans ces actes. Le témoin a signalé que Ndindabahizi n'a jamais adopté un comportement discriminatoire à l'égard des Tutsis.

La défense a entamé la présentation de sa cause le 17 octobre. Les choses s'étaient déroulées sans accroc jusque mercredi dernier lorsque le procureur général du Rwanda, Gérald Gahima, a déclaré qu'un des témoins protégés de la défense était sous le coup D'un mandat D'arrêt émis par Kigali. Le Tribunal n'a pas officiellement réagi à cet incident.

Emmanuel Ndindabahizi a été arrêté le 12 juillet 2001 à Verviers en Belgique, et transféré deux mois plus tard à Arusha.

Son procès se déroule devant la première chambre de première instance du TPIR, présidée par le juge norvégien Erik Mose, assisté de l'Ougandaise Solomy Balungi Bossa et de la Pakistanaise Khalida Rachid Khan.

AT/GF/FH (NB'1107A)