26.09.2001 - TPIR/KAMUHANDA - DEBATS AJOURNES JUSQU'EN JANVIER 2002

Arusha, le 26 septembre 2001 (FH) - Les débats ont été ajournés jusqu'au 28 janvier 2001 dans le procès de l'ex-ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la culture, Jean de Dieu Kamuhanda, en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Le procès a été reporté mardi soir "pour une si longue durée à cause D'autres affaires inscrites au rôle de la chambre le mois prochain" a indiqué le président de la chambre, le juge tanzanien William Hussein Sekule.

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Jean de Dieu Kamuhanda comparaît devant la deuxième chambre de première instance du TPIR qui est également saisie de l'affaire de l'ancien maire de Mukingo (préfecture de Ruhengeri, nord du Rwanda) Juvénal Kajelijeli, ainsi que celle de six autres personnes accusées conjointement des crimes commis en préfecture de Butare (sud du Rwanda).

Le procès Kajelijeli est programmé du 1er au 5 octobre tandis que celui du "groupe Butare" devrait se poursuivre du 22 octobre au 22 novembre prochain. Du 26 novembre au 13 décembre, ce sera de nouveau le tour du procès Kajelijeli.

Le Tribunal est normalement en vacances judiciaires de fin D'année du 15 décembre à mi-janvier.

Ouvert sur le fond le 3 septembre dernier, le procès de l'ex-ministre Kamuhanda a été ajourné après l'audition de douze témoins du parquet. La chambre devrait, à la reprise, entendre "les treize ou quatorze" témoins restants de l'accusation. Le parquet entend terminer la présentation de ses moyens de preuve au cours de cette session qui devrait prendre " quatre ou cinq semaines".

Le douzième témoin du parquet a affirmé que Jean de Dieu Kamuhanda était présent à la paroisse protestante de Gikomero (préfecture de Kigali rural, centre du Rwanda) le 12 avril 1994, et que son arrivée sur les lieux a marqué le début des massacres de Tutsis qui s'y étaient réfugiés.

Désigné par les lettres "GEG" pour préserver son anonymat, le témoin, unTutsi qui a perdu toute sa famille en 1994, a indiqué ne pas connaître personnellement l'accusé, mais qu'il se serait rendu compte de sa présence sur le site, " quand son véhicule est arrivé, les réfugiés qui le connaissaient se sont écriés :c'en est fini de nous, Kamuhanda arrive!".

La défense a relevé plusieurs contradictions entre la déposition du témoin et sa déclaration antérieure devant les enquêteurs du parquet, mais M. GEG les a attribuées à ces mêmes enquêteurs "qui n'ont pas transcrit fidèlement tout ce que je leur disais".

Le onzième témoin dénommé "GEC" et presque tous les témoin précédents ont accusé l'ex-ministre D'avoir dirigé les massacres qui se sont perpétrés le 12 avril 1994 à la paroisse protestante de Gikomero.

l'avocate principale de Kamuhanda, la Guinéenne Me Aicha Condé, et son co-conseil, la Britannique Me Grace Amakye entendent présenter une défense D'alibi.

Le juge Sekule est assisté par des juges malgache Arlette Ramaroson, et lesothan Winston Churchill Matanzima Maqutu.

BN/AT/PHD/FH(KH_0925A)