L'Arabie saoudite, qui intervient militairement au Yémen depuis 2015 à la tête d'une coalition arabe, est régulièrement la cible de tirs de missiles ou de drones lancés par les rebelles chiites Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran.
La coalition mène de son côté des raids aériens sur des positions rebelles dans le nord du Yémen et la capitale Sanaa aux mains des Houthis.
- Tir de Scud -
Le 6 juin 2015, les rebelles et leurs alliés tirent un missile Scud en direction de la ville de Khamis Mushait, dans le sud-ouest du royaume, en réaction à une intensification des raids de la coalition. Ryad indique avoir intercepté le missile. Les Houthis affirment que le Scud visait "la base aérienne Prince Khaled ", ajoutant que "plusieurs soldats saoudiens ont été tués".
En représailles, les avions de combat de la coalition bombardent plusieurs sites militaires et positions tenues par les rebelles.
La ville garnison de Khamis Mushait, qui abrite une importante base aérienne, a depuis été souvent visée par des attaques rebelles.
- Najrane souvent ciblée -
Le 19 décembre 2015, trois civils, dont deux expatriés indiens, sont tués par un missile tiré depuis le Yémen par les rebelles, sur la ville saoudienne de Najrane.
Le 16 août 2016, sept civils sont tués à Najrane par une roquette tirée depuis le Yémen par des rebelles.
De nombreux missiles ont été tirés par les Houthis vers Najrane et Jazane, frontalières du Yémen, dans le sud de l'Arabie saoudite.
- Missiles sur Ryad -
Le 4 novembre 2017, Ryad affirme avoir intercepté et détruit au nord-est de Ryad, près de l'aéroport international, un "missile balistique" en provenance du Yémen. Ryad accuse l'Iran d'apporter un soutien militaire direct aux Houthis. L'Iran rejette des accusations "irresponsables et provocatrices".
Il s'agit de la première attaque au missile balistique si proche de la capitale saoudienne.
Le 19 décembre, l'Arabie saoudite intercepte, au-dessus de Ryad, un missile balistique tiré par les rebelles. Le tir visait le palais Yamama, la résidence officielle du roi Salmane, selon la chaîne de télévision Al-Masirah, contrôlée par la rébellion.
Le 26 mars 2018, les Houthis tirent sept missiles sur le territoire saoudien, dont trois vers Ryad. Les débris d'un des engins font un mort.
- Attaques contre l'aéroport d'Abha -
Le 12 juin 2019, vingt-six civils sont blessés dans une attaque sur l'aéroport d'Abha, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite. Les Houthis font état d'un tir de missile de croisière.
Le 23 juin, une attaque au missile sur l'aéroport d'Abha tue un Syrien et blesse 21 autres civils. Début juillet, neuf civils sont blessées dans une attaque contre l'aéroport civil d'Abha.
- Installations d'Aramco visées -
Le 14 mai 2019, les rebelles revendiquent une attaque de drones contre deux stations de pompage d'un oléoduc reliant l'est à l'ouest du royaume saoudien, premier exportateur de pétrole au monde. La coalition mène deux jours plus tard une série de raids aériens sur Sanaa.
Le 17 août, les Houthis annoncent avoir mené une attaque à l'aide de dix drones, "la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite", contre le champ de Shaybah. Le géant pétrolier saoudien Aramco annonce qu'un incendie "limité" a été maîtrisé sur une installation gazière dans l'Est.
Le 14 septembre, des attaques contre deux sites d'Aramco dans l'est de l'Arabie saoudite provoquent d'importants dégâts et réduisent momentanément de moitié la production de pétrole du pays. Les Houthis revendiquent l'attaque, mais Ryad et Washington accusent Téhéran de l'avoir "parrainée". L'Iran nie fournir des armes aux Houthis mais ne cache pas son soutien politique aux rebelles.
Le 23 novembre 2020 , les Houthis tirent un missile contre un site d'Aramco à Jeddah, la grande ville de l'ouest de l'Arabie saoudite, déclenchant l'incendie d'un réservoir de pétrole. Le 27, plusieurs frappes aériennes de la coalition visent des camps militaires des Houthis.
- L'aéroport d'Abha de nouveau visé -
Le 10 février 2021, les rebelles attaquent de nouveau l'aéroport d'Abha en affirmant avoir visé des objectifs militaires alors que la coalition a évoqué un "crime de guerre" mettant en danger des civils.
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SAUDI ARAMCO
