La Cour pénale internationale (CPI) a salué la décision du président Joe Biden de lever les sanctions imposées par son prédécesseur Donald Trump à sa procureure, disant que cela ouvrait une "nouvelle phase" dans les relations avec Washington.
"En tant que présidente de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome (la CPI, ndlr), je tiens à exprimer ma profonde satisfaction pour la décision prise aujourd'hui par le gouvernement des États-Unis de (...) lever les sanctions malheureuses contre la procureure de la Cour pénale internationale", a déclaré Silvia Fernandez de Gurmendi.
"Je salue cette décision qui contribue à renforcer les travaux de la Cour et, plus généralement, à promouvoir un ordre international fondé sur le droit", a-t-elle ajouté dans un communiqué.
L'administration Trump avait sanctionné en septembre la procureure de la CPI Fatou Bensouda et d'autres responsables, pour avoir décidé d'ouvrir une enquête sur les allégations de crimes de guerre américains en Afghanistan.
La CPI a "toujours salué la participation des États-Unis" à ses travaux, en dépit du fait que Washington n'ait pas ratifié le statut de Rome en 1998, qui a créé la CPI, a souligné Mme Fernandez de Gurmendi.
"Je suis convaincue que cette décision marque le début d'une nouvelle phase de notre engagement commun de lutte contre l'impunité" des crimes de guerre, a-t-elle ajouté.
Elle a souligné que la décision de l'administration Biden "est adoptée à un moment fondamental où l'Assemblée des États Parties et la Cour se sont lancées dans un vaste processus d'examen pour améliorer le système du Statut de Rome".
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a affirmé en annonçant la levée des sanctions avoir été encouragé par ces réformes.
La Gambienne Fatou Bensouda va quitter ses fonctions en juin, et sera remplacée par l'avocat brtiannique Karim Khan, spécialiste des droits humains.
