Escalade au Proche-Orient: principales réactions internationales

"Inquiétude", exhortations à la retenue, appel à donner "une leçon à Israël" ou encore accent mis sur le droit de l'Etat hébreu à se défendre, les réactions internationales continuent de se multiplier mercredi face à l'affrontement armé toujours plus meurtrier entre le Hamas et Israël.

- Grande-Bretagne -

"J'exhorte Israël et les Palestiniens à reculer du bord du gouffre et les deux parties à faire preuve de retenue", a lancé le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui réclame une "désescalade urgente".

- Union européenne -

"Je suis très inquiet par la montée récente de la violence et des attaques sans discrimination", a tweeté le président du Conseil européen Charles Michel, qui s'est entretenu mercredi avec le président israélien Reuven Rivlin.

"La priorité doit être donnée à la désescalade et il faut éviter les pertes de vies civiles innocentes des deux côtés", a-t-il ajouté.

- France -

Face à une "escalade dramatique", Paris juge que les Etats-Unis doivent s'impliquer. "Il est clair que ce sont eux qui ont aujourd'hui encore les principaux leviers diplomatiques même si l'Europe doit être davantage présente", a déclaré le secrétaire d'Etat français aux Affaires étrangères, Clément Beaune.

- Allemagne -

Berlin a affirmé le "droit" d'Israël "à se défendre face aux attaques" du Hamas "dans le cadre de la légitime défense".

Les tis de roquette contre les villes israélienes ont pour objectif "de tuer des gens sans discernement et arbitrairement", a insisté le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

- Russie -

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi à la "désescalade", lors d'une conversation avec son homologue turc.

Selon le Kremlin, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan "ont exprimé leur profonde préoccupation face aux combats qui se poursuivent, à l'augmentation du nombre des morts et des blessés".

- Turquie -

Mais de son côté, la présidence turque a fait état de positions bien plus offensives de Recep Tayyip Erdogan qui, dans cet entretien téléphonique, a "souligné qu'il était nécessaire que la communauté internationale donne une leçon ferme et dissuasive à Israël".

- CPI -

"Je note avec vive inquiétude l'escalade de la violence en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ainsi qu'à l'intérieur et autour de Gaza", a tweeté la procureur générale de la Cour pénale internationale (CPI), préoccupée particulièrement par "la possible commission de crimes dans le cadre du Statut de Rome", texte fondateur de la juridiction.

- L'Organisation de la coopération islamique -

L'OCI a condamné mardi "dans les termes les plus forts les attaques répétées des autorités d'occupation israéliennes contre le peuple palestinien", a déclaré l'organe panislamique basé dans la ville saoudienne de Djeddah.

L'Organisation a également condamné "la poursuite par les forces d'occupation israéliennes de leurs programmes coloniaux - construction de colonies, tentatives de confiscation des propriétés palestiniennes, expulsion forcée des Palestiniens de leurs terres".

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