Le collectif de médecins No#FakeMed, qui lutte contre la désinformation en santé, a saisi l'Ordre des médecins à l'encontre de Martine Wonner, psychiatre et députée, qui relaie régulièrement de fausses allégations autour du Covid.
"Choqué par le flot continu et répété de contre-vérités émanant du Docteur M. Wonner, le bureau du collectif (...) a décidé de déposer plainte auprès de l'Ordre des Médecins", a annoncé le collectif dans un communiqué mercredi.
"Elle s'exprime en tant que médecin et ça nous pose un gros problème parce que ça donne un certain crédit à son discours qui (...) ne suit pas du tout les données acquises de la science" et "elle utilise sa place de parlementaire pour s'offrir une tribune en s'exprimant devant l'Assemblée", a expliqué à l'AFP le président du Collectif, Cyril Vidal.
Contacté, le Conseil national de l'Ordre n'a pas souhaité faire de commentaire.
"Ce qui nous a particulièrement choqués, c'est la mise à disposition du grand public et des professionnels de santé d'un protocole de soins qui ne s'appuyait sur aucune donnée scientifique - (comme) des huiles essentielles qui permettraient de prévenir le Covid - et qui donc risquait de détourner (le public) des soins", a-t-il poursuivi.
L'Ordre des médecins avait mis en garde en février contre ce protocole scientifiquement infondé, dont Martine Wonner a fait la promotion à plusieurs reprises.
Récemment, à Marseille, elle a accusé les soignants ayant administré le médicament Rivotril (utilisé dans les soins palliatifs) de "crime contre l'Humanité" . En avril, en Bretagne, elle s'en est prise aux vaccins à ARN messager (comme le Pfizer et le Moderna) affirmant, contre toute évidence, que "seul (...) le vaccin chinois fonctionne".
En octobre 2020, Martine Wonner avait aussi affirmé lors d'une intervention à l'Assemblée que les masques ne "serv(a)ient à rien".
Députée du Bas-Rhin, Mme Wonner a été exclue du groupe LREM en mai 2020 pour son vote contre la stratégie de déconfinement du gouvernement.
