13-Novembre: Osama Krayem visé par une enquête suédoise pour des crimes en Syrie

Le jihadiste suédois Osama Krayem, sur le banc des accusés du procès s'ouvrant mercredi des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, est également visé par une enquête dans son pays pour "crimes de guerre" commis en Syrie, a-t-on appris auprès de la justice suédoise.

Une enquête préliminaire de la section du parquet suédois chargée de la criminalité internationale "est en cours pour des crimes de guerres aggravés commis en Syrie", a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du parquet, confirmant une information du Monde.

Impliqué dans les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, Osama Krayem a été identifié par les enquêteurs belges comme l'un des bourreaux du pilote jordanien assassiné par le groupe Etat islamique début 2015 en Syrie. Enfermé dans une cage, le militaire avait été brûlé vif et des images de sa mort diffusées par le groupe jihadiste.

Selon Le Monde, l'enquête suédoise ouverte le 9 février porte notamment sur cette exécution. La justice suédoise n'a pas souhaité confirmer ce point, invoquant le secret de l'instruction.

Originaire de Malmö dans le sud de la Suède, Krayem, le jihadiste suédois au passif le plus lourd, avait rejoint la Syrie à partir de 2014 avant de regagner l'Europe en profitant des routes ouvertes pour les migrants.

L'enquête avait établi qu'il avait été pris en charge dans la nuit du 2 au 3 octobre 2015 à Ulm en Allemagne par Salah Abdeslam, dernier membre encore en vie des commandos parisiens, en compagnie de deux autres protagonistes de la cellule.

Le Suédois, issu d'une famille palestinienne installée en Suède, avait été finalement arrêté en avril 2016 en Belgique.

Environ 300 Suédois ou résidents suédois, dont un quart de femmes, ont rejoint les rangs d'organisations jihadistes au Levant, principalement entre 2013 et 2014, selon des informations déclassifiées par les services de renseignements du pays nordique, et la moitié d'entre eux sont revenus depuis au pays.

En raison de l'absence de législation suédoise au moment des faits permettant de poursuivre des "revenants" pour association avec une organisation terroriste, les procès sont restés rares.

Deux Suédois avaient été condamnés à la perpétuité à Göteborg en décembre 2015 grâce à des vidéos montrant leur participation à des décapitations.

Une Suédoise de 31 ans avait été condamnée en mars à trois ans de prison pour avoir emmené son fils en Syrie.

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