17.10.07 - TPIR/MILITAIRES II - UN GENERAL ENTEND CITER L'ANCIENNE PORTE-PAROLE DE CARLA DEL PONTE

  Arusha, 17 octobre 2007 (FH)- Un général accusé de génocide entend citer comme témoin la porte-parole de l’ex-procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a annoncé mercredi son avocat.  
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Me Christopher Black, l’avocat canadien qui défend le général Augustin Ndindiliyimana, a déclaré qu’il allait déposer une requête en vue de la comparution de Florence Hartmann, porte-parole de l’ancien procureur du TPIR, la Suissesse Carla Del Ponte.   Florence Hartmann a récemment publié un livre qui raconte comment le projet de poursuite des crimes de guerre attribués à l’ancienne rébellion rwandaise actuellement au pouvoir avait été abandonné par le TPIR à l’instigation du gouvernement américain.   L’annonce de Me Black fait suite au débat qu’il avait provoqué mardi à la reprise du procès Militaires II, dans lequel son client est jugé avec trois autres officiers. Me Black avait exigé une enquête sur l’indépendance du procureur à laquelle son représentant s’était opposé.   «Je voudrais que Mme Hartmann soit citée comme témoin, qu’elle soit entendue de vive voix » a plaidé Me Black. Il a argué que le responsable de la poursuite dans cette affaire, l’Ivoirien Alphonse Van, avait prétendu que son livre « était une fiction ».   Mardi, Me Black avait déclaré que « Florence Hartmann est une personnalité assez importante. Ces allégations n’ont été réfutées ni par Del Ponte ni par le gouvernement américain ».   Interrogé par l'agence Hirondelle après la parution de ce livre, le porte-parole du procureur actuel avait, quant à lui, affirmé que son chef n'avait aucune connaissance de telles discussions ou accords.   Ancien chef d’état major de la gendarmerie, le général Ndindiliyimana est jugé avec son collègue au niveau de l’armée, le général Augustin Bizimungu et deux autres officiers.   Le procès Militaires II, qui double Militaires I en délibéré, a commencé le 20 septembre 2004. Seul l’accusé Bizimungu a entamé sa défense. Un témoin entendu mercredi a indiqué qu’il n’avait pas participé à des réunions dans le nord du pays au cours desquels des Hutus avaient été incités à tuer des Tutsis.   Poursuivis pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 1994, Bizimungu et ses coaccusés plaident non coupable.   AT/PB/GF   © Agence Hirondelle