Le candidat écologiste Yannick Jadot a promis vendredi soir à l'ambassadeur d'Ukraine en France, Oleg Shamshur, de maintenir la mobilisation et le soutien au peuple ukrainien et de dénoncer "la complicité" des entreprises qui, comme Total, poursuivent leurs activités en Russie, a-t-il expliqué à l'AFP.
A la sortie de cette entrevue à l'ambassade, qui a duré plus d'une heure, M. Jadot a rapporté la "très forte inquiétude de l'ambassadeur de voir la guerre évoluer vers une guerre contre les civils", utilisant "de manière totalement irresponsables les sites nucléaires", et "l'importance pour l'ambassadeur de la saisie de la Cour pénale internationale autour des crimes de guerre qui sont pratiqués".
M. Shamshur souhaite voir amplifier "l'appui militaire et les sanctions", mais veut aussi "amplifier le message du président ukrainien Volodymyr Zelensky et que notre soutien soit maintenu dans la durée" a-t-il expliqué.
L'ambassadeur, qui s'est montré "reconnaissant" envers M. Jadot et les écologistes qui ont "été les premiers à organiser une manifestation contre la Russie, dès le 26 devant l'ambassade russe", "souhaite qu'on maintienne notre soutien dans la durée car il y a une crainte qu'une forme de lassitude, de fatalité, de résignation s'installe, alors que eux combattent pied à pied dans les rues", a rapporté M. Jadot.
"J'ai dit ma volonté de poursuivre dans ce soutien à tout point de vue, concernant les sanctions et l'appui militaire, et l'importance de maintenir à l'échelle européenne et nationale l'unité et la fermeté", a précisé M. Jadot, qui participera samedi à une nouvelle manifestation à Paris en soutien à l'Ukraine.
Le candidat a également affirmé son engagement à tout faire "pour que les entreprises françaises cessent leurs activité en Russie, notamment quand il s'agit d'activité autour du gaz et du pétrole", dénonçant notamment Total.
"Je reste scandalisé de la complicité de Total en Russie et je demande au président de la République de mettre fin aux activités de Total comme les autres multinationale du pétrole se sont retirées", a-t-il insisté.
"On ne peut pas à la fois pour le président de la République avoir signé le contrat de Total avec Poutine en 2018 et aujourd'hui se laver les mains de la présence de Total en Russie", a-t-il poursuivi.
