Sans information, pas de réconciliation

Frappe meurtrière au Yémen: la coalition dit qu'elle ignorait la présence de prisonniers sur le site

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La coalition menée par l'Arabie Saoudite au Yémen a déclaré lundi qu'elle "n'avait pas été informée" de la présence de prisonniers lors d'une frappe contre un site tenu par les rebelles Houthis qui a fait plus de 100 morts.

"Les milices Houthis portent l'entière responsabilité" de cette frappe car ils utilisent "ce site comme un lieu de détention de citoyens yéménites (victimes de) disparitions forcées", a dénoncé lors d'une conférence de presse le porte-parole de la coalition, Turki al-Maliki.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen avait indiqué à l'AFP que "plus de 100 personnes avaient été tuées" dimanche dans une frappe de la coalition contre un centre de détention à Dhamar (ouest).

Selon M. Maliki, les forces de la coalition "n'ont pas été informées" du fait que le bâtiment servait de prison. "C'est une cible militaire légitime où sont stockés des drones et des systèmes de défense aériens", a martelé M. Maliki.

La coalition intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles qui se sont emparés de vastes zones de l'ouest et du nord du Yémen dont la capitale Sanaa.

Depuis 2014, le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts dont de nombreux civils, d'après des ONG. Il a plongé ce pays --le plus pauvre de la péninsule arabique-- dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

Les Houthis comme l'Arabie saoudite et ses alliés sont accusés de violations qui pourraient être considérées comme des crimes de guerre. L'ONU avait placé en 2017 la coalition sur sa liste noire des pays et entités commettant lors de conflits des exactions contre des enfants.

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