Sans information, pas de réconciliation

La Hongrie inculpe un cadre de l'EI pour des crimes présumés commis en Syrie

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Un Syrien soupçonné d'être un cadre de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) a été inculpé en Hongrie pour terrorisme et crimes contre l'humanité, a indiqué le parquet hongrois mardi dans un communiqué.

L'homme, identifié par la police hongroise comme étant Hassan F., 27 ans, est accusé d'avoir personnellement pris part à la décapitation d'un imam dans la ville syrienne d'Al-Soukhna et à l'assassinat de trois autres personnes dans la province de Homs, entre le 13 et le 15 mai 2015.

Les autorités hongroises le soupçonnent d'avoir été le commandant d'une petite unité de l'EI chargée de terroriser et d'exécuter les civils et les religieux refusant de rejoindre les rangs du groupe terroriste.

Son unité aurait tué au moins 25 personnes à Al-Soukhna durant cette période, dont des femmes et des enfants, selon l'enquête menée avec les autorités maltaises, grecques et belges, coordonnée par l'agence européenne de coopération judiciaire Eurojust.

Selon le communiqué, une dizaine de personnes en Belgique, à Malte et en Hongrie ont témoigné dans le cadre des investigations.

Le suspect se trouvait en Hongrie depuis plusieurs mois lorsqu'il a été arrêté à l'aéroport de Budapest en décembre 2018, en possession de faux papiers d'identité.

Dans la foulée de cette interpellation, il a été condamné par la justice hongroise pour trafic illicite de personne et d'autres infractions, qui lui ont valu une interdiction de séjour en Hongrie. Il était en attente d'être expulsé lorsqu'il a été arrêté en mars 2019 dans un camp de rétention.

Selon son avocat, les éléments de preuve des procureurs, notamment des appels téléphoniques et des séquences vidéo des meurtres, sont insuffisants pour justifier la mise en accusation.

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