"Risque de violences massives contre les civils" au Soudan du Sud (experts indépendants de l'ONU)

Des experts indépendants de l'ONU ont mis en garde dimanche sur le "risque de violences massives contre les civils" au Soudan du Sud, pays en proie à un regain de tensions dans sa partie septentrionale.

La Commission sur les droits de l'homme au Soudan du Sud a fait part dans un communiqué de sa "grande inquiétude" face à la situation à Jonglei, théâtre depuis fin décembre d'affrontements entre l'armée sud-soudanaise, obéissant au président Salva Kiir, et le SPLA-IO des forces loyales à l'ancien-vice président Riek Machar, arrêté fin mars et inculpé en septembre de "crimes contre l'humanité".

Les propos "incendiaires" de certains responsables militaires et les informations faisait état de la forte mobilisation de troupes "accentuent considérablement le risque de violences massives contre les civils et sapent davantage l'accord de paix" ayant mis fin à une guerre civile qui a fait rage de 2013 à 2018, ont mis en garde les experts indépendants de l'ONU.

Le chef de l'armée, Paul Majok Nang, a demandé mercredi à ses troupes déployées dans la région "d'écraser" sous sept jours la rébellion.

Selon des propos rapportés par plusieurs médias sud-soudanais, un haut responsable de l'armée a également déclaré qu'il ne fallait "épargner personne, pas même les vieillards".

Selon les autorités sud-soudanaises, quelque 180.000 personnes ont été déplacées par ces affrontements.

Si le pays connaît depuis près d'un an des violences localisées, le conflit au Jonglei se distingue par son ampleur, même s'il n'a pas encore la dimension ethnique de la guerre sanglante entre les partisans des deux hommes, qui avait fait 400.000 morts entre 2013 et 2018.

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