Les Etats-Unis ont réinstauré les sanctions prises à l'encontre de Francesca Albanese, une experte de l'ONU spécialiste des territoires palestiniens ayant vivement critiqué Israël, seulement quelques jours après leur levée.
Une note publiée mercredi sur le site du ministère des Finances américain indique que Mme Albanese est de nouveau inscrite sur une liste noire internationale, l'empêchant d'utiliser des cartes de crédit ou d'effectuer de nombreuses opérations bancaires.
Elle en avait été retirée le 20 mai.
Ce revirement fait suite à une ordonnance rendue vendredi par une cour d'appel américaine, assurant que ces sanctions pouvaient continuer à être appliquées tant que la justice n'a pas tranché sur leur légalité.
Le mari de Francesca Albanese, Massimiliano Cali, a dénoncé devant les tribunaux - au nom de leur enfant, un citoyen américain - ces mesures coercitives imposées à l'été dernier par Washington.
Mme Albanese, citoyenne italienne, n'a cessé de critiquer le traitement réservé aux Palestiniens par Israël en tant que rapporteure spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio lui avait en outre reproché d'avoir recommandé à la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La rapporteure nie les accusations d'antisémitisme, qui ont également été formulées par Israël.

