22.10.08 - TPIR/BUTARE - L'EX-MAIRE NDAYAMBAJE POURSUIT SON TEMOIGNAGE POUR SA DEFENSE

Arusha, 22 octobre 2008 (FH) - Au troisième jour de son témoignage pour sa propre défense devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), l'ex-maire de Muganza, Elie Ndayambaje, a insisté sur le fait qu'il ne dirigeait pas cette commune du sud du pays au déclenchement du génocide, en avril 1994.
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« Cela n'a jamais eu lieu. Je n'étais pas bourgmestre (maire) à l'époque », a protesté Ndayambaje, réfutant un témoignage antérieur selon lequel il aurait distribué des armes au bureau communal de Muganza le 7 avril 1994.

Brandissant le même argument, il a également nié avoir ordonné de tuer les Tutsis et des les enterrer dans des fosses communes derrière les bureaux de la commune. Il a par ailleurs déclaré que du 7 au 9 avril 1994, il n'avait pas bougé de sa localité de Mugombwa. « Je n'ai quitté Mugombwa que le 10 avril 1994 », a -t-il affirmé, précisant qu'il accompagnait un religieux belge qui se rendait à la ville de Butare.

Alors qu'il avait, en 1992, quitté ses fonctions administratives pour faire des études universitaires, Ndayambaje fut à nouveau nommé à la tête de la commune Muganza, par le gouvernement intérimaire, en juin 1994.

L'ex-responsable administratif qui poursuit son témoignage jeudi est jugé avec l'ex-ministre de la Famille et de la promotion féminine, Pauline Nyiramasuhuko, le fils de cette dernière, Arsène Shalom Ntahobali, les anciens préfets de Butare, Sylvain Nsabimana et Alphonse Nteziryayo ainsi qu'avec l'ex-maire de Ngoma, Joseph Kanyabashi.

Inculpés de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, tous les six clament leur innocence.

Ouvert en juin 2001, leur procès est le plus lent et le plus vieux du tribunal.

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