L'Irak met en garde contre le "danger" d'une expansion du conflit au Liban

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Le chef de la diplomatie irakienne a mis en garde jeudi contre le "danger" d'une expansion du conflit dans le sud du Liban, en recevant à Bagdad son homologue iranien qui a lui aussi réitéré le refus de voir la guerre à Gaza enflammer tout le Moyen-Orient.

Sur fond de guerre dans la bande de Gaza opposant depuis octobre Israël au mouvement islamiste palestinien Hamas, les violences ont gagné le sud du Liban. Les échanges de tirs entre le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et l'armée israélienne ont récemment gagné en intensité.

En recevant jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Bagheri, le chef de la diplomatie irakienne, Fouad Hussein, a assuré que leurs discussions avaient porté sur les "signaux dangereux" faisant planer la menace "d'une possible attaque sur le sud du Liban, et l'expansion de la guerre au Liban".

"Si le sud du Liban est attaqué, cela affectera toute la région. L'expansion de la guerre est un danger, non seulement pour le Liban mais pour toute la région", a averti M. Hussein, lors d'un point presse.

Le ministre irakien a une nouvelle fois appelé à "un cessez-le-feu permanent à Gaza".

De son côté, le ministre iranien a appelé à "mettre fin le plus rapidement possible et sans préconditions" aux "crimes de guerre" et au "génocide" dans la bande de Gaza.

Il a estimé que les "sionistes" (terme utilisé pour désigner Israël), en raison de leur "échec" à Gaza, "pourraient chercher à commettre d'autres torts et à élargir le champ de leur agression".

Pointant du doigt l'attaque sans précédent menée par Téhéran contre Israël en avril, il a souligné qu'une telle opération "prouvait" que l'Iran "n'autoriserait personne, pas même les sionistes, à nuire à la stabilité et à la sécurité régionale, ne serait-ce qu'un tout petit peu".

Le Hezbollah libanais, autre grand allié de Téhéran, a lancé mercredi une pluie de roquettes sur le nord d'Israël et promis d'intensifier ses attaques pour venger la mort d'un important commandant militaire tué la veille dans une frappe ciblée israélienne sur le sud du Liban.

L'armée israélienne a indiqué qu'environ 160 projectiles avaient été tirés du Liban sur Israël, en barrages successifs, sans faire de victimes d'après les premières informations des autorités sur place. Elle a précisé avoir riposté par des frappes contre plusieurs sites dans le sud du Liban.

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