16.03.12 - CALENDRIER PREVISIONNEL / SUITE DU DIFFEREND BELGO-SENEGALAIS SUR HABRE DEVANT LA CIJ

Arusha, 16 mars 2012 (FH) – La Cour internationale de justice (CIJ) poursuivra ses audiences la semaine prochaine dans le différend opposant la Belgique et le Sénégal au sujet de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré, recherché par la justice belge. Pour sa part, la Cour pénale internationale (CPI) devrait clore la présentation des preuves de l’accusation dans le procès du sénateur congolais Jean Pierre Bemba.

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CIJ

 

Suite des audiences devant la CIJ sur l’affaire Habré : la Cour internationale de justice poursuivra ses audiences la semaine prochaine dans l’affaire opposant les gouvernements belge et sénégalais au sujet de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré. En 2009, Bruxelles avait déposé une requête devant cette Cour de l’Onu, basée à La Haye, demandant aux juges d’ordonner au Sénégal de juger, ou à défaut, d’extrader Hissène Habré vers la Belgique. L’ancien chef de l’Etat est inculpé par la justice belge pour crimes contre l’humanité et torture commis dans son pays lorsqu’il était au pouvoir. Habré vit en exil au Sénégal depuis 1990. Les audiences se poursuivront jusqu’au 21 mars.

 

 

CPI

 

Le procureur bouclera son accusation dans l’affaire Bemba : à la barre depuis mardi, le dernier témoin de l’accusation dans le procès du sénateur et ancien chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba doit être bouclé la semaine prochaine. Ce témoin, dont la déposition avait été plusieurs fois reportée, est entendu à huis clos et par vidéoconférence depuis la République démocratique du Congo. Bemba est poursuivi pour des crimes commis en Centrafrique en 2002 et 2003 par ses anciens combattants du Mouvement de libération de Congo (MLC) qui étaient volés au secours du président Ange-Félix Patassé alors aux prises avec une rébellion.

 

 

TPIR

 

Suite de la preuve supplémentaire de l’accusation dans l’affaire Ngirabatware : dans le procès de l’ex-ministre du Plan Augustin Ngirabatware, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) poursuivra l’audition des témoins supplémentaires de l’accusation. Sur les huit autorisés par la chambre, deux ont été déjà entendus. Le troisième sera entendu à partir de lundi. Poursuivi pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité, l’ex-ministre est surtout accusé d’avoir été le principal instigateur des massacres de Tutsis dans sa commune natale Nyamyumba (nord-ouest) en 1994. Ngirabatware clame son innocence, en affirmant n’avoir pas mis le pied dans cette commune pendant le génocide.

ER/GF

 

© Agence Hirondelle