25.03.14 - CPI/CÔTE D’IVOIRE- CPI : L’IVOIRIEN CHARLES BLÉ GOUDÉ COMPARAÎTRA DEVANT UN JUGE JEUDI

 

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Arusha, 25 mars 2014 (FH) – L’ancien ministre ivoirien de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, remis à la Cour pénale internationale (CPI) samedi dernier, fera sa première comparution devant un juge jeudi, annonce la Cour.

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Bras droit de l’ancien président Laurent Gbagbo entre les mains de la Cour depuis le 29 novembre 2011, Charles Blé Goudé a été transféré par le gouvernement ivoirien en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la CPI le 21 décembre 2011.

D’abord placé sous scellés, le mandat d’arrêt contre Blé Goudé a été rendu public le 30 septembre 2013.

L’ancien ministre comparaîtra devant la juge Silvia Fernandez de Gurmendi qui vérifiera son identité et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées contre lui.

La Côte d’Ivoire avait demandé à la Cour de surseoir au transfèrement de Blé Goudé, arguant de procédures engagées à son encontre devant la justice nationale. La requête a été rejetée par la CPI.

Ancien ministre de la Jeunesse et chef des «Jeunes patriotes», milices pro-Gbagbo parfois extrêmement violentes, Charles Blé Goudé a été arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale et extradé dès le lendemain vers la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui âgé de 42 ans, Charles Blé Goudé est soupçonné d’avoir engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre  l’humanité  (meurtres,  viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains).

Ces crimes auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire ivoirien entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Selon les conclusions préliminaires de la CPI, il y a des motifs raisonnables de croire qu’au lendemain des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les forces pro-Gbagbo avaient attaqué la population civile à Abidjan et dans l’ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010.

Toujours selon la Cour, le camp Gbagbo ciblait  des civils qu’il pensait être des partisans du candidat de l’opposition, l’actuel président Alassane Ouattara.

En tant que membre de l’entourage immédiat de M. Gbagbo, Charles Blé Goudé aurait exercé un contrôle sur les crimes et apporté une contribution coordonnée et essentielle à la réalisation du plan.

Sous son contrôle, des jeunes auraient été systématiquement recrutés, armés, entraînés et intégrés dans la chaîne de commandement des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes, pour commettre des crimes.

La CPI réclame également le transfert de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président.

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