Le ministère estonien de l'Intérieur a annoncé mardi dans un communiqué avoir imposé une interdiction d'entrée dans le pays à 261 Russes ayant combattu en Ukraine.
"Ces interdictions étaient inévitables, car les personnes ayant commis des atrocités en Ukraine (...) n'ont pas leur place dans le monde libre", a déclaré le ministre Igor Taro, cité dans le communiqué.
Les combattants russes "ont une expérience du combat et une formation militaire, et présentent souvent un passé criminel", a déclaré le ministre, affirmant que "la menace qu'ils représentent n'est pas théorique".
L'interdiction a été officiellement mise en oeuvre la semaine dernière, selon le ministère.
"Ce n'est que le début", a écrit lundi sur X le ministre estonien des Affaires étrangères, Markus Tsahkna appelant d'autres pays "à faire de même".
Environ 1,5 million de citoyens russes ont participé à l'invasion armée menée par la Russie, dont environ la moitié seraient en première ligne, a indiqué le ministère dans son communiqué.
L'an dernier, le ministère a signalé que le nombre d'infractions violentes graves en Russie avait atteint un sommet inédit depuis 15 ans, avec plus de 333.000 incidents recensés, une augmentation en partie attribuée au retour massif du front de criminels précédemment condamnés.
"Assurer la responsabilité des crimes de guerre tout en préservant la sécurité de l'Europe est essentiel pour une paix juste et durable", a écrit le Premier ministre estonien Kristen Michal sur X.
La décision estonienne a été saluée lundi sur X par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, qui a qualifié les interdictions d'entrée de "mesure de sécurité nécessaire" et de "signal clair que l'impunité ne sera pas tolérée".
Les interdictions d'entrée dans la zone Schengen visant les combattants russes ont été évoquées pour la première fois à l'été 2025 lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur d'Estonie, de Lituanie, de Lettonie, de Finlande, de Norvège, de Suède et de Pologne.

