Les Bourses mondiales évoluent sans élan mercredi, faute de catalyseur après des indicateurs mitigés aux Etats-Unis, tandis que les métaux précieux et certains métaux de base ont atteint de nouveaux sommets.
En Europe, Paris a cédé 0,19% et Francfort 0,53%. Milan a grappillé 0,27%. Seule Londres s'est détachée, prenant 0,46%, portée par les poids lourds de son secteur minier, profitant justement de cette hausse des métaux.
Paris et Londres ont atteint de nouveaux records en séance.
A New York, vers 16H50 GMT, l'indice Nasdaq perdait 1,53% et l'indice élargi S&P 500 1,01%. Le Dow Jones cédait 0,56%.
La séance a été pauvre en événements, hormis la publication de quelques indicateurs économiques aux Etats-Unis.
Les ventes au détail ont rebondi davantage que prévu en novembre, en hausse de 0,6% sur un mois, pour atteindre 735,9 milliards de dollars, a rapporté le ministère du Commerce. Les analystes s'attendaient à un rythme moins élevé, autour de 0,3%.
L'indice des prix à la production (PPI) pour novembre a lui progressé de 0,2% sur un mois, en accélération par rapport à octobre.
"Ces chiffres suscitent une certaine désillusion" et "dissipent de plus en plus les fantasmes d'une baisse des taux d'intérêt" de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa réunion de janvier, relève Andreas Lipkow, analyste indépendant.
Ils ont mis un coup d'arrêt à l'optimisme de la veille, qui avait été provoqué par un indice des prix à la consommation (CPI) ayant, au contraire, suscité l'espoir des investisseurs, avec une stabilisation à 2,7% en décembre.
Côté obligataire, le taux d'intérêt à dix ans américain atteignait 4,13%, contre 4,18% la veille en clôture.
Les bancaires déçoivent aux Etats-Unis
Les investisseurs ont aussi pris connaissance des performances trimestrielles de plusieurs grands acteurs financiers aux Etats-Unis, qui inaugurent la saison des résultats dans la première économie mondiale.
Bank of America (-4,08%) a fait mieux qu'escompté lors des trois derniers mois de 2025, Wells Fargo (-4,16%) a déçu et Citigroup (-3,18%) a vu ses résultats amputés par une perte liée à la Russie.
Comme avec JPMorgan, qui a ouvert le bal la veille, "la réaction des cours boursiers est mitigée", relève Patrick O'Hare.
"Il y a peut-être un sentiment de lassitude, car ce sont les chiffres du quatrième trimestre" alors que les investisseurs cherchent à se tourner "vers les perspectives pour l'année à venir", commente auprès de l'AFP Christopher Low, de FHN Financial.
Nouveaux records de l'or et de l'argent, les autres métaux suivent
Les métaux précieux continuent de grimper à de nouveaux records, sur fond d'inquiétudes géopolitiques, entre "Iran et le Groenland", note Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.
"La hausse de l'or s'explique également par les inquiétudes concernant l'indépendance de la Fed", ajoute-t-il, après que son patron Jerome Powell a annoncé dimanche que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre.
Vers 16H50 GMT, l'once d'or prenait 0,64% à 4.615,80 dollars, peu après avoir touché un nouveau sommet historique à 4.641,88 dollars, et celle d'argent grimpait de 4,95% à 91,25 dollars après avoir atteint un nouveau record à environ 92,22 dollars.
"Le zinc, le cuivre, l'étain et l'aluminium ont désormais rejoint le mouvement" de hausse des métaux précieux, constate Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Le cuivre a même atteint mercredi un nouveau record historique à 13.407 dollars la tonne, tout comme l'étain à 54.760 dollars la tonne sur le LME, la Bourse des métaux de Londres.
Côté pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,66% à 65,90 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 0,51% à 61,15 dollars.
oui
Bayer en forme
Le groupe pharmaceutique allemand (+6,98% à 41,66 euros) a annoncé mercredi prévoir une reprise de la croissance de sa division pharmaceutique grâce au succès de médicaments récents et au lancement prévu de nouveaux médicaments en 2027.
emb-fcz/jul/spi
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