L'UE et la majorité de ses membres, le Royaume-Uni ainsi que le Canada ont dénoncé mercredi dans une déclaration commune de possibles "crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité" au Soudan, où la guerre entre l'armée et les paramilitaires fait rage.
"Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences abjectes commises contre les civils, en particulier les femmes et les enfants, ainsi que toutes les graves violations du droit international humanitaire", détaille le communiqué signé par 31 participants.
Depuis avril 2023, une guerre meurtrière oppose l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR), toutes deux accusées d'atrocités.
Ces violations "peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité et doivent faire l'objet d'enquêtes rapides et impartiales", est-il aussi écrit.
Dans le détail, les signataires sont les chefs de la diplomatie de 24 pays de l'Union Européenne, du Canada, du Royaume-Uni, de l'Islande, de la Norvège et de la Nouvelle Zélande, une commissaire européenne et un responsable humanitaire suisse.
"Nous réitérons d'urgence notre appel aux Forces de soutien rapide (FSR), aux Forces armées soudanaises (FAS) et à leurs milices alliées pour qu'elles cessent immédiatement les hostilités", ajoutent les Occidentaux.
Cinq jours auparavant, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme accusait les paramilitaires de "crimes de guerre et de possibles crimes contre l'humanité".
Mercredi, les Occidentaux ont dénoncé "la récente et grave escalade des attaques par drones et par voie aérienne", qui vise civils, personnel sanitaire et humanitaire.
Les régions du Darfour et du Kordofan "demeurent l'épicentre de la plus grave crise humanitaire" au monde, poursuit la déclaration.
La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, et déplacé, dans ses heures les plus sombres, plus de 14 millions personnes à l'intérieur du pays et au delà de ses frontières, avec ce que l'ONU a qualifié de pire crise humanitaire au monde.

