La CPI s'inquiète du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger

L'instance de direction de la Cour pénale internationale a exprimé mercredi son inquiétude face au récent retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, estimant qu'il compromettait la quête de justice dans le monde.

Ces États d'Afrique de l'Ouest, dirigés par des régimes militaires, ont annoncé en septembre leur retrait de la CPI, qui poursuit les individus pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Dans une déclaration commune, les trois pays avaient alors affirmé que la cour, qui siège à La Haye, était "un instrument de répression néocoloniale aux mains de l'impérialisme".

L'Assemblée des États parties à la CPI, organe représentant les pays membres, a déclaré avoir "pris note de la situation avec préoccupation" et regretter ces retraits.

Les pays qui quittent la CPI "risquent de compromettre la quête collective de justice et d'affaiblir les efforts internationaux visant à mettre fin à l'impunité", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

La CPI compte actuellement 125 pays membres, mais plusieurs grandes puissances, dont la Chine, l'Inde, Israël, la Russie et les États-Unis, n'en font pas partie.

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