Donald Trump a plaisanté vendredi sur le fait qu'il n'était pas la cible "pour l'instant" de la Cour pénale internationale (CPI), au moment où les Etats-Unis mènent une campagne contre l'institution, appelant les pays membres à s'en retirer.
"Au fait, rien n'indique qu'ils en aient après moi", a déclaré le président américain lors d'une réunion de son gouvernement à Camp David, coupant la parole au chef de la diplomatie Marco Rubio réitérant l'opposition américaine à cette Cour.
"Il y a beaucoup de gens qu'il ne faudrait pas considérer ainsi", a-t-il relevé, citant le cas du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour en 2024.
"Cependant, rien n'indique que j'en fasse partie pour l'instant", a-t-il ajouté provoquant les rires dans la pièce.
Les Etats-Unis ont lancé mi-juillet une offensive diplomatique majeure contre la CPI, leur bête noire, accusée de "menacer" les Américains, promettant de nouvelles sanctions et appelant leurs partenaires à s'en retirer.
Les relations entre le gouvernement de Donald Trump et l'institution, qui siège à La Haye, sont exécrables et plusieurs magistrats de la Cour font déjà l'objet de sanctions américaines.
Fondée en 2002, la Cour pénale internationale a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n'ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes.
Mais, a souligné le secrétaire d'Etat américain, cette Cour "est une organisation internationale illégitime".
Ni Israël ni les Etats-Unis n'adhèrent au traité international ayant institué la CPI.
"Nous avons essayé de les convaincre de changer d'attitude et de nous écouter. Ils n'ont pas voulu. Ils sont très arrogants", a affirmé M. Rubio en soulignant que cinq pays s'en étaient retirés ou allaient le faire et que "d'autres devraient suivre".
Le Tchad et le Venezuela ont tous deux annoncé récemment leur retrait de la CPI.

