09.04.2004 - TPIR/BUTARE - UN TEMOIN AFFIRME QUE SES DECLARATIONS ONT ETE MAL CONSIGNEES PAR DES ENQ

Arusha, le 9 mars 2004 (FH) - Un témoin du parquet dans le procès du groupe Butare (sud du Rwanda) a affirmé mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qu'une partie de sa déclaration n'avait pas été correctement transcrite par les enquêteurs.

Le témoin dénommé " FAU" pour des raisons de sécurité, répondait à Me Pierre Boulé, l'avocat canadien de l'ex-maire de Muganza, Elie Ndayambaje, une des six personnes poursuivies dans ce procès pour génocide et crimes contre l'humanité.

1 min 11Temps de lecture approximatif

l'avocat a demandé au témoin D'expliquer des contradictions entre sa déclaration écrite et son témoignage devant la chambre.

Aux enquêteurs du parquet qui ont recueilli sa déclaration, le témoin FAU a indiqué avoir vu trente corps au marché de Kabuga en commune Muganza durant le génocide anti-tutsi de 1994. Mais devant les juges, il a déclaré : "Je ne saurais vous le dire, mais ils (les corps) étaient plus de deux". Il a attribué ces contradictions aux enquêteurs qui auraient mal consigné ses propos. Plusieurs témoins à charge ont tendance à incriminer les enquêteurs, lorsqu'ils sont confrontés à leurs déclarations antérieures.

La chambre a ajourné les débats un peu plus tôt que D'habitude, Me Boulé ayant ressenti un malaise.

Ndayambaje est co-accusé avec l'ancien ministre de la famille et de la promotion féminine, Pauline Nyiramasuhuko, Arsène Shalom Ntahobali, le fils de Nyiramasuhuko, l'ancien maire de Ngoma Joseph Kanyabashi, ainsi que deux ex-préfets de Butare, Alphonse Nteziryayo et Sylvain Nsabimana.

Leur procès se déroule devant la deuxième chambre de première instance du TPIR, présidée par le juge tanzanien William Hussein Sekule, assisté de la Malgache Arlette Ramaroson, et de l'Ougandaise Solomy Balungi Bossa. Le contre-interrogatoire de FAU se poursuivra mercredi.

GA/NI/AT/GF/FH (BT''0309A)