27.02.2004 - TPIR/BUTARE - UN TEMOIN ALLEGUE QUE SES DECLARATIONS ONT ETE MAL TRANSCRITES

Arusha, le 27 février 2004 (FH)-Le trente quatrième témoin à charge dans le procès du groupe Butare (sud du Rwanda) a allégué jeudi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que des enquêteurs avaient mal transcrit ses déclarations.

Désigné par les lettres "EV" pour assurer son anonymat, le témoin était contre-interrogé par l'avocat canadien Me Pierre Boulé, qui représente l'ancien maire de Muganza, Elie Ndayambaje, un des six coaccusés.

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Le procès Butare concerne, outre Ndayambaje, l'ancienne ministre de la famille et de la promotion féminine Pauline Nyiramasuhuko et son fils Arsène Shalom Ntahobali, les anciens préfets de Butare Sylvain Nsabimana et Alphonse Nteziryayo, ainsi que l'ex-maire de Ngoma, Joseph Kanyabashi.

Me Boulé a relevé que dans ses trois déclarations recueillies en 1995, le témoin n'avait jamais indiqué avoir vu Ndayambaje tirer sur des réfugiés à Kabuye, comme il l'a affirmé devant le Tribunal.

"Je pense que c'est une erreur des enquêteurs, car je leur ai dit cela", a répondu le témoin. Deux de ses déclarations ont été recueillies par la justice rwandaise, la troisième par des enquêteurs du TPIR.

Me Boulé était encore en train de signaler D'autres contradictions quand la chambre a ordonné une séance à huis clos.

Le procès se déroule devant la deuxième chambre de première instance du TPIR présidée par le juge tanzanien William Hussein Sekule, assisté de la Malgache Arlette Ramaroson et de l'Ougandaise Solomy Balungi Bossa. Les débats se poursuivent lundi prochain.

AT/NI/GF/FH (BT''0227A)