12.10.2001 - TPIR/NZIRORERA - l'UN DES AVOCATS AFFIRME NE PAS ETRE CONCERNE PAR LE PARTAGE D'HONORAI

Arusha, le 12 octobre 2001 (FH) - l'avocat belge, Me Martin Bauwens, co-conseil dans l'affaire de l'ancien secrétaire général de l'ex-parti présidentiel, Joseph Nzirorera, a affirmé ne pas être concerné par les allégations de partage D'honoraires avec le client portées à l'attention de la chambre.

"Je tiens à rappeler [.

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....] que je n'ai, personnellement, pas été approché par l'accusé, directement ou par personne interposée, en vue de partager avec lui les honoraires payés par les Nations-Unies et que, dans l'hypothèse où semblable proposition m'aurait été faite, je l'aurais catégoriquement refusée et immédiatement dénoncée à qui de droit.", écrit Me Bauwens dans un courrier adressé à l'agence Hirondelle.

l'avocat belge réagissait à une dépêche du 7 octobre évoquant une enquête sur le partage éventuel D'honoraires ordonnée au greffe dans cette affaire et dans D'autres et l'instruction subséquente de "prendre toutes les mesures nécessaires D'informer tous les accusés et les avocats auprès de ce Tribunal que le partage D'honoraires est inacceptable et mérite des sanctions prévues par les règlements".

"Votre article [----] laisse entendre que J'aurais accepté un partage D'honoraires avec l'accusé pour ensuite le refuser. Vous faites également référence à l'opinion dissidente du Juge Maqutu selon lequel "la défense s'est fortement compromise et a violé les règles de déontologies", relève l'avocat belge, qui demande que son droit de réponse soit publié.

"l'opinion dissidente du juge Maqutu ne conclut pas que J'aurais accepté à quelque moment que ce soit de partager les honoraires avec l'accusé. Je ne suis D'ailleurs à aucun moment cité dans son opinion, si ce n'est au préambule.", ajoute Me Bauwens.

La chambre dans sa majorité a rejeté la requête de l'accusé en retrait de ses conseils, concluant qu'il n'y avait pas de circonstances exceptionnelles qui puisse justifier cette récusation.

Dans une opinion dissidente , le juge lesothan Matanzima Maqutu a estimé que l'avocat principal, l'Ecossais Me Mc Cartan avait violé les règles de déontologie en acceptant dans un premier temps un partage D'honoraires , même s'il l'avait dénoncé plus tard..

Me Bauwens souligne enfin qu'il a été commis à la défense de Nzirorera en mars 2001, alors que les allégations de partage D'honoraires remontent à novembre 2000. La requête de Nzirorera a été plaidée à huis clos.

AT/PHD/FH (NZ_1012A)