06.07.07 - RWANDA/JUSTICE - LUTTE CONTRE LE SIDA DANS LES CAMPS DE CONDAMNES POUR GENOCIDE

  Arusha, 6 juillet 2007 (FH) - Dans les camps d’exécution de travaux d’intérêt général (TIG), peine alternative à l’emprisonnement pour certaines catégories de personnes condamnées pour leur rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda, la lutte conte le SIDA est une des priorités.  
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Les « tigistes » sont encouragés à procéder au test de dépistage volontaire et ceux qui sont testés séropositifs reçoivent gratuitement les anti-rétroviraux, indique un rapport du Secrétariat exécutif des TIG.   Selon ce texte, 86 tigistes sont actuellement sous traitement.   Selon la Commission nationale de lutte contre le SIDA (CNLS), le taux de séroprévalence sur l’ensemble du Rwanda est de  3% au niveau national; cette prévalence est de 7,7% en milieu urbain et 2,2% en milieu rural   Les travaux dans les camps de TIG comprennent actuellement la construction de maisons pour rescapés du génocide les plus démunis et autres sans abris, l’aménagement de terrasses radicales pour lutter contre l’érosion ainsi que la taille de pierres pour le pavage des routes.   Dans un proche avenir, les condamnés pourront également exécuter des travaux de drainage des marais et de protection de l’environnement, indique ce rapport.   Ces camps sont aussi un cadre d’éducation civique, d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers.   Le rapport fait ainsi état de 280 condamnés qui y ont appris à lire et à écrire, 701 formés à la taille des pierres, 915 qui ont appris les techniques liées aux terrasses radicales et de 175 qui ont appris la maçonnerie.   Les TIG constituent, selon ce document, « une forme de répression renforçant le processus d’unité et de réconciliation nationale, tout en contribuant au développement socio-économique du pays.»   L’exécution des TIG ne va cependant pas sans problèmes. Ainsi, note le rapport, 20 condamnés ayant fui les camps ont été rattrapés et réincarcérés.   ER/AT/GF   © Agence Hirondelle