KAGAME VA RECEVOIR UN PRIX POUR L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT

  Arusha, 29 août 2007 (FH - RWANDA/ITALIE) - Le président rwandais Paul Kagame va recevoir jeudi à Rome (Italie), des mains du Premier ministre italien Romano Prodi, un prix decerné par l’organisation non- gouvernementale italienne «Hands off Cain » pour l’abolition de la peine de mort dans son pays, apprend mercredi de source officielle rwandaise. 
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  «Le président Kagame recevra le prix de l’abolitionniste de l’année 2007 ; ce prix décerné par l’organisation Hands Off Cain, le président Kagame le recevra des mains du Premier ministre Italien Romano Prodi », a rapporté mercredi matin la station gouvernementale, Radio Rwanda. Au cours de son séjour à Rome, le chef de l’Etat rwandais aura par ailleurs des entretiens avec le président du Sénat italien, Franco Marini, a ajouté la radio.  L'organisation Hands off Cain milite pour l'abolition de la peine de mort et présentera  jeudi son bilan chiffré des éxécutions encore pratiquées dans le monde. Le site de l'organisation, présidée par M. Marco Pannella, député européen et dirigeant historique du parti radical italien, confirme le choix du président rwandais.   Le Rwanda a aboli le mois dernier la peine de mort pour tous les crimes y compris pour le génocide de 1994 qui a fait, selon Kigali, près d’un million de tués, essentiellement parmi la communauté tutsie. A l'issue du génocide la justice rwandaise a condamné des centaines de personnes à la peine capitale. Vingt deux, dont une femme ont été fusillées publiquement à Kigali en avril 1998 alors que Paul Kagame était vice-président. Selon une organisation de défense des droits de l'homme, l'année dernière, 606 condamnés à mort étaient encore emprisonnés au Rwanda. Ils ont vu leurs peines commuées en prison à vie.   La suppression de la peine capitale a levé l’un des principaux obstacles au transfert devant les juridictions rwandaises d’accusés du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) siégeant à Arusha dans le nord de la Tanzanie. Ce tribunal, où la peine maximale est la détention à vie, doit terminer à la fin de l’année prochaine les procès en première instance. Aussi est- il contraint de renvoyer certains dossiers devant des juridictions nationales, dont celles du Rwanda.   ER/PB/GF  © Agence Hirondelle