24.10.07 - TPIR/RUKUNDO - RUKUNDO PAS PRET A CLORE SA DEFENSE POUR L’INSTANT

Arusha, 24 octobre 2007 (FH) – La défense de l’abbé Emmanuel Rukundo accusé de génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n’est pas prête à clore la présentation de ses moyens de preuve tant que ne sera pas réglée la question de son enquêteur rwandais, a-t-on appris mardi. 
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  L’enquêteur, Léonidas Nshogoza, membre du barreau de Kigali, est détenu depuis juin par les autorités rwandaises qui l’accusent d’avoir tenté d’obtenir un faux témoignage de la part d’une personne désignée par le nom de code BLP.   C’est un autre avocat rwandais, l’ancien bâtonnier Jean Haguma, qui a mené, pour le compte du TPIR, une enquête sur cette affaire.   Les conclusions de Me Haguma reprochent à son confrère d’avoir fait preuve d’imprudence en contactant BLP, alors qu’il savait que ce témoin était « protégé ». La chambre ne s’est pas encore prononcée formellement sur ce rapport.   « On nous a ordonné de déposer nos conclusions finales le 6 décembre mais aussi longtemps que nous n’avons pas de rapport sur la question de notre enquêteur et du témoin à charge BLP soupçonné de faux témoignage, nous ne déposerons pas les conclusions demandées », a indiqué à l’agence Hirondelle, un membre de l’équipe de défense.   Le procès de ce prêtre catholique a débuté le 15 novembre 2006. Le procureur a terminé la présentation de ses moyens le 12 mars dernier après avoir comparaître 18 témoins en 25 jours d’audiences.   La défense est passée à la contre-attaque le 9 juillet dernier et a cité, depuis, une trentaine de témoins dont l’accusé. Rukundo est détenu avec deux autres prêtres catholiques, Athanase Seromba et Hormisdas Nsengimana.   Nsengimana est en procès comme Rukundo alors que Seromba a été condamné à 15 ans de prison en première instance.   L’abbé Rukundo est défendu par la Française Aïcha Condé et la Canadienne  Allison Turner.   AS/ER/PB/GF   © Agence Hirondelle