28.02.08 - RWANDA/FRANCE - NOUVELLE ARRESTATION D'UN RWANDAIS EN FRANCE SUR MANDAT DE KIGALI

Paris, 28 fevrier 2008 (FH) - Claver Kamana, un Rwandais, a été mardi à Annecy (Haute-Savoie) en vertu d'un mandat d'arrêt intermational émis par Kigali.
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Les autorités rwandaises reprochent à M. Kamana des faits de génocide et complicité de génocide, a-t-on indiqué de sources judiciaires. Homme d'affaires, il figure sur la liste des personnes recherchées par le Rwanda pour leur implication pendant le génocide de 1994.

Détenteur d'un titre de séjour régulier, Kamana habitait Annecy (Haute-Savoie) depuis un an et résidait en France depuis plusieurs années, a-t-on appris de source française. Selon l'état-civil, M. Kamana est âgé de 68 ans, mais, selon ses dires, il aurait 74 ans.

Il a été transféré mercredi matin au parquet général de Chambéry qui a sept jours pour lui notifier les faits visés dans le mandat d'arrêt international. En attendant, il a été placé sous écrou extraditionnel. La cour d'appel de Chambéry devrait examiner dans les prochaines semaines la demande d'extradition vers le Rwanda.

Avant Kamana, un autre rwandais avait été arrété sur demande de Kigali. Marcel Bivugabagabo, ancien lieutenant-colonel de l'armée rwandaise a été arrêté le 7 janvier à Toulouse. Depuis la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse a demandé aux autorités judiciaires rwandaises des documents supplémentaires avant d'examiner la demande d'extradition.

Bivugabagabo, 53 ans, qui vivait à Toulouse depuis plusieurs années dans des conditions regulières et avait un emploi salarié figure sur une liste des 93 personnes recherchées par le Rwanda.

Ces arrestations, comme celles de trois personnes recherchées par le TPIR et qui vivaient en France, se sont accélérées depuis que le Rwanda et la France ont repris le dialogue en vue d'un rétablissement des relations diplomatiques. Celles ci sont interrompues depuis l'enquête du juge Jean Louis Bruguière qui a mis en cause l'actuel chef de l'état à propos de l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana.

AP/PB/GF
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