10.03.08 - TPIR/SEROMBA - ARRET DE LA CHAMBRE D’APPEL MERCREDI POUR L’ABBE SEROMBA

Arusha, 10 mars 2008 (FH) - La chambre d’appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) rendra son arrêt mercredi dans le procès de l’abbé Athanase Seromba, premier prêtre catholique jugé par cette juridiction des Nations Unies.
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Le 13 décembre 2006, l’homme d’église avait été condamné è 15 ans de prison. Les deux parties avaient fait appel.
 
Lors de l’audience en appel le 26 novembre dernier, le substitut du procureur, Alfred Orono Orono, avait requis la prison à vie tandis que le conseil principal la défense, Patrice Monthé,  avait demandé l’acquittement.
 
Vicaire de la paroisse de Nyange (ouest) pendant le génocide de 1994, Seromba avait été reconnu coupable, en première instance, d’avoir joué un rôle dans le massacre de près de 1.500 Tutsis qui avaient cherché refuge dans son église.
 
Selon ce jugement, il avait adhéré à la décision des autorités administratives locales de détruire cet édifice religieux dont l’effondrement avait tué les réfugiés tutsis.
 
L’église a été détruite par un bulldozer, le 16 avril 1994, en pleine journée.
 
Devant ses juges, en première instance ou en appel, Seromba a clamé son innocence, soutenant qu’il n’était qu’un simple prêtre qui ne pouvait arrêter les massacres.
 
Après la prise du pouvoir par le Front patriotique rwandais (FPR) en juillet 1994, l’abbé Seromba a pris le chemin de l’exil. Etabli à Florence, en Italie, depuis 1997, il s’est rendu  au TPIR en février 2002, pour, a-t-il toujours clamé, que la vérité se manifeste.
 
Deux autres prêtres catholiques, Emmanuel Rukundo et Hormisdas Nsengimana, sont en procès devant le TPIR. Le quatrième abbé rwandais inculpé par le TPIR, Wenceslas Munyeshyaka, sera probablement jugé à Paris, le tribunal des Nations Unies d’étant dessaisi du dossier au profit de la justice française.
 
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