10.03.08 - TPIR/KAREMERA - LES DEBUTS DE LA DEFENSE REP0RTES AU 7 AVRIL DANS LE PROCES MRND

Arusha, 10 mars 2008 (FH) – L’ouverture de la défense dans le procès de trois dirigeants de l’ex-parti présidentiel rwandais poursuivis devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), d'abord prévue pour ce lundi, a été reportée au 7 avril prochain, apprend-on lundi de source judiciaire.
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L’affaire regroupe l’ancien président du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), Mathieu Ngirumpatse, l’ancien vice-président du parti, Edouard Karemera et l’ex- secrétaire général, Joseph Nzirorera
 
En ordonnant, dans une ordonnance datée de jeudi dernier, le report de cette phase qui aurait dû débuter lundi, la chambre invoque notamment l’impossibilité pour l’administration du tribunal de faire venir, avant le 17 mars, les témoins de Karemera qui sera le premier à présenter sa défense.
 
Les juges relèvent par ailleurs que l’ancien vice-président du MRND n’a toujours pas communiqué les éléments d’identification de ses témoins au procureur.
 
Troisième motif, l’un des conseils principaux de la défense ne sera pas disponible entre le 26 mars et le 6 avril.
 
Par ailleurs, le "bureau" du tribunal, une instance qui comprend le président et le vice-président du tribunal ainsi que les présidents des chambres de première instance, a rejeté vendredi la requête de Nzirorera qui avait demandé la récusation de ses juges le mois dernier, en les accusant de partialité envers le procureur.
 
Le conseil principal de Nzirorera, Me Peter Robinson, reprochait aux trois juges de lui avoir caché des requêtes secrètes du procureur mettant directement en cause la défense.
 
L’avocat américain affirmait dans sa requête, avoir eu accès, « fortuitement » à une de ces « communications secrètes » entre le procureur et la chambre, un document qui, selon lui, porte « de graves allégations contre le conseil de la défense et les équipes de défense ».
 
Dans sa décision, le bureau conclue que la chambre n’a fait qu’appliquer le règlement et que Nzirorera n’a apporté aucune preuve de cette prétendue partialité.
 
Ouvert en septembre 2005, ce procès compte parmi les plus importants du TPIR et est prévu pour se terminer aprés la date prévue par le Conseil de Sécurité pour mettre un terme aux procès en première instance.
 
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© Agence Hirondelle