04.04.08 - TPIR/SYNTHESE HEBDOMADAIRE - LE TPIR PREPARE LA REPRISE DES PROCES

Arusha, 4 avril 2008 (FH) - Alors que les procès devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) sont restés suspendus pour la deuxième semaine consécutive en raison des fêtes de Pâques, les préparatifs sont en cours pour la reprise des audiences lundi prochain.
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Ce jour-là, un seul procès est inscrit au rôle à savoir celui de trois anciens responsables du parti au pouvoir au Rwanda en 1994. Les accusés commencent la présentation de leur défense.

Ce procès, l’un des plus importants dont le TPIR est saisi actuellement, a commencé en septembre 2005. La phase accusatoire a été close en décembre dernier. Le procureur a cité 29 témoins.

Les accusés sont l’ancien président du Mouvement républicain pour la démocratie et le développement (MRND), Mathieu Ngirumpatse, Edouard Karemera, le vice président du parti et Joseph Nzirorera, le secrétaire général. Poursuivis pour génocide et crimes contre l’humanité commis dans diverses régions du Rwanda en 1994, ils plaident non coupable et sont détenus depuis prés de 10 ans.

Dans ce procès, il est souvent fait référence aux activités des jeunes Interahamwe, bras armés du génocide. Le procureur allègue que les accusés avaient un ascendant sur cette milice civile. Ils le contestent. Ce procès, présidé par le juge Denis Bryon, également président du TPIR, devrait se poursuivre au-delà du 31 décembre 2008, date de la fin officielle des procès en première instance.

C’est la seule affaire au programme la semaine prochaine. La semaine suivante, les débats reprendront dans deux autres procès : celui du groupe Butare et Gouvernement II.

Butare est la plus vieille affaire de celles qui sont en cours au TPIR. En juin, elle entrera dans sa septième année. Elle concerne six accusés originaires de cette région du sud du Rwanda dont l’unique femme inculpée par le TPIR, Pauline Nyiramasuhuko, ancienne ministre de la famille et de la promotion féminine.

Gouvernement II pour sa part concerne quatre anciens ministres, membres, comme Mme Nyiramasuhuko, du gouvernement intérimaire en place pendant le génocide de 1994. Leur procès a commencé en novembre 2003.

Dans Butare comme dans Gouvernement II, c’est la défense qui présente des témoins.

AT/PB/GF

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