Une réunion atypique pour le premier Davos d'après-pandémie

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Après deux ans d'absence pour cause de pandémie, le retour à Davos du Forum économique mondial (WEF) a été par certains aspects atypique.

Pas de neige, mais des pluies printanières

Le Forum, créé en 1971, se réunit traditionnellement chaque année en janvier à Davos, une station de ski huppée des Alpes suisses.

L'édition de 2021 a toutefois dû se tenir en virtuel à cause du Covid-19, et un rebond de la pandémie a repoussé celle de 2022, qui s'est finalement tenue pour la première fois au printemps.

Les rues d'ordinaire couvertes de neige, théâtre de fréquentes chutes et glissades, étaient cette fois libres.

Certains participants ont apprécié de pouvoir facilement et sans danger se déplacer à pied, voire faire un footing matinal. Du moins entre les averses.

"Je crois vraiment que cette période de l'année ne convient pas bien à Davos", regrette toutefois Adam Tooze, un historien de l'économie croisé par l'AFP à Davos. "Ce n'est pas l'été, ce n'est pas l'hiver. C'est beaucoup plus exotique et étrange en hiver."

Pas de Russes, mais une imposante délégation ukrainienne

Pour cette édition marquée par l'invasion de l'Ukraine, le WEF a décidé d'exclure tous les participants russes, qui ont pourtant ces dernières années formé une présence majeure.

L'habituelle "Maison russe", dans la rue principale, où le pays organisait ses événements nationaux, a été reconvertie symboliquement cette année en "Maison des crimes de guerre russe", et investie par la délégation ukrainienne, qui comptait de nombreux ministres, parlementaires et autres responsables politiques.

Presque pas de Chinois

Beaucoup ont eu l'impression que le Forum réunissait moins de participants pour cette édition où, en plus des Russes, la plupart des Chinois venant les années précédentes manquaient à l'appel.

Zhu Ning, un professeur de finance qui habite à Pékin et enseigne à Shanghai, a expliqué à l'AFP que la Chine avait une présence moindre cette année à cause de la pandémie de Covid-19, mais aussi du changement de calendrier. "Ce n'est pas si facile de s'adapter à ce changement de dernière minute quand on a déjà d'autres choses prévues."

Pas de masques, mais une batterie de tests

Un schéma vaccinal complet et un test anti-covid étaient obligatoires avant même d'arriver en Suisse si l'on voulait obtenir l'un des badges donnant accès au Forum.

Et rebelote une fois reçu le précieux sésame, désactivé si son détenteur n'avait pas un nouveau test négatif dans les 24 heures.

D'après les organisateurs, seulement 1% des participants ont été testés positifs. Et les mesures de sécurité ont permis aux participants de circuler sans masque dans tous les espaces du Forum et de renouer, au moins en partie, avec les fêtes nocturnes et exclusives qui font partie de la légende de Davos.