13.11.08 - TPIR/BUTARE - UN EX-MAIRE NIE AVOIR LANCE DES APPELS IMPLICITES AU GENOCIDE

Arusha, 13 novembre 2008 (FH) - L'ex-maire Elie Ndayambaje a réfuté jeudi les allégations selon lesquelles il aurait usé une langue imagée pour inciter au génocide des Tutsis, dans un discours prononcé lors de sa deuxième investiture le 22 juin 1994, à la tête de la commune Muganza, dans le sud de son pays.
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Il avait quitté ce poste en 1992 pour poursuivre ses études.

« Ce n'était pas le moment des paraboles. Nous devions envoyer des messages clairs à la population en vue du retour à la paix dans les secteurs », a expliqué Ndayambaje qui répondait à son conseil principal, Pierre Boulé.

Il a affirmé avoir, dans son discours d'investiture, remercié les personnalités présentes et la foule anonyme et, surtout, envoyé un message de condoléances à tous ceux qui avaient perdu les leurs dans les massacres.Il a ajouté qu'il avait promis de se rendre de secteur en secteur pour pacifier la commune.

Selon lui, le préfet Alphonse Nteziryayo, également présent à cérémonie et aujourd'hui poursuivi avec lui dans cette affaire, a prononcé le même message de paix.

Selon les témoins à charge FAG et QAL, les deux hommes se seraient exprimés en paraboles rwandaises, ce jour-là, pour inciter les Hutus à prendre les armes contre les Tutsis.

Le procès se poursuivra lundi prochain.

Ndayambaje et Nteziryayo sont jugés avec l'ancien ministre de la Famille, Pauline Nyiramasuhuko, le fils de cette dernière, Arsène Shalom Ntahobali, un autre ancien préfet de Butare, Sylvain Nsabimana et l'ancien maire de Ngoma, Joseph Kanyabashi.

Leur procès a débuté en juin 2001 et tous les six plaident non coupables de crimes de génocide et des crimes contre l'humanité portés contre eux.

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