Sans information, pas de réconciliation

Une pop star ougandaise menacée d'être traduite devant un tribunal militaire

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Le député d'opposition et chanteur ougandais Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, doit   être traduit devant un tribunal militaire pour possession présumée d'armes à feu, suite à son arrestation, a annoncé jeudi un porte-parole militaire. 

Selon la police, Robert Kyagulanyi, était en possession de deux fusils, un acte passible de comparution devant de la justice militaire selon la loi ougandaise. 

Un porte-parole de l'armée, Richard Karemire, a déclaré que M. Kyagulanyi allait comparaître "devant une cour martiale" à Gulu, dans le nord de l'Ouganda. 

M. Kyagulanyi n'a pas été vu en public depuis son arrestation mardi, a déclaré son avocat Me Asuman Basalirwa. "L'armée ne nous a pas autorisés à le voir. Même sa famille n'a pas pu le voir", a-t-il dit.

L'interpellation de Bobi Wine a eu lieu dans la localité d'Arua, dans le nord-ouest du pays, où il faisait campagne pour un candidat de l'opposition à une élection partielle très disputée, qui a conduit le président Yoweri Museveni à venir soutenir le candidat du parti au pouvoir. 

M. Kyagulanyi a été arrêté pour avoir entravé le passage du cortège présidentiel. Le pare-brise d'un des véhicules officiels du président Museveni a été endommagé au cours de cette opération, a ajouté le porte-parole. 

Dans la confusion qui a suivi, la police a tiré à balle réelle pour disperser la foule, tuant le chauffeur de Bobi Wine.  

Sur Twitter, avant son arrestation, M. Kyagulanyi avait affirmé que la mort de son chauffeur résultait d'une erreur d'identité. "La police a abattu mon chauffeur en pensant m'avoir abattu", a-t-il affirmé. Il a posté la photographie d'un homme en sang, effondré sur le volant d'une voiture. 

str-tmc/sba/jpc

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