Sans information, pas de réconciliation

Libye: 6 blessés dans un raid aérien contre un centre équestre près de Tripoli

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Au moins six personnes, dont des enfants, ont été blessées dimanche dans un raid aérien contre un centre équestre près de la capitale libyenne, a-t-on appris lundi de source hospitalière.

Un ouvrier africain compte parmi les blessés, a précisé cette source sous couvert de l'anonymat.

Le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli ainsi que la mission de l'ONU en Libye (Manul) ont accusé les forces du maréchal Khalifa Haftar d'avoir mené l'attaque.

Ahmad al-Mismari, porte-parole des forces pro-Haftar, a toutefois nié "toute responsabilité (...) dans cette frappe".

Les forces loyales au maréchal Haftar, homme fort de l'est libyen, mènent, depuis le 4 avril, une offensive pour reprendre Tripoli.

Le GNA a dénoncé "la frappe aérienne lâche menée par le criminel de guerre (Haftar) et ses milices contre un centre équestre à Janzour", une banlieue ouest de Tripoli, selon un communiqué publié tard dimanche soir.

Des photos ayant circulé sur les réseaux sociaux, montrent des enfants effarés, des chevaux blessés gisant sur le sol et un garçon recevant des soins dans une clinique.

De son côté, la Manul s'est dite "consternée par la frappe aérienne menée par les forces du général Haftar et visant le club équestre du quartier Janzour à Tripoli".

Dans un communiqué, la Manul a indiqué avoir dépêche une mission d'enquête sur le site, confirmant qu'un "avion de combat a largué quatre bombes non guidées sur le club équestre, une installation civile où ni équipements ni infrastructures militaires n'avaient été observés".

La Manul a condamné "avec la plus grande fermeté cette horrible attaque" qui peut constituer, selon elle, "une grave violation du droit international humanitaire (...) et un crime de guerre".

Face à ces raids aériens et attaques répétées contre des "cibles civiles", le GNA a appelé de nouveau la communiqué internationale afin qu'elle "dépêche une mission d'enquête", en vue de "documenter ces violations graves" et inscrire le maréchal Haftar "sur la liste des sanctions internationales".

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