Sans information, pas de réconciliation

03.10.14 - CPI/BEMBA - RÉQUISITOIRE ET PLAIDOIRIES FINALES REPORTÉS A NOVEMBRE DANS L’AFFAIRE BEMBA

Arusha, 03 octobre 2014 (FH) - La Cour pénale internationale (CPI) a reporté au mois de novembre prochain l’audition des derniers arguments oraux du procureur et de la défense dans le procès de Jean-Pierre Bemba, sénateur et ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), apprend-on vendredi.

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En procès depuis novembre 2010, l’ancien chef rebelle congolais est poursuivi pour crimes contre l’humanité (viols et meurtres) et crimes de guerre (viols, meurtres et pillages) commis en Centrafrique en 2002 et 2003.Selon une notification de la chambre envoyée jeudi aux parties, la phase des déclarations finales qui devait s’ouvrir le 13 octobre conformément à un précédent calendrier, débutera le 10 novembre.Avant les réquisitions du procureur et les plaidoiries finales de la défense, la chambre entendra à partir du 14 octobre un témoin supplémentaire de l’accusation désigné par le pseudonyme P-169.Après cette déposition, le procureur et le représentant légal des victimes disposeront de sept jours, et la défense de 14 jours, pour présenter des observations supplémentaires à leurs mémoires écrits déjà soumis à la chambre.Bemba répond d’exactions perpétrées sur le territoire centrafricain en 2002-2003 par des combattants de son ancienne rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) devenu aujourd’hui l’une des principales forces de l’opposition au président Joseph Kabila.Des troupes du MLC avaient été envoyées en renfort au président centrafricain de l’époque, Ange-Félix Patassé, alors aux prises avec des rebelles. Bemba est poursuivi en qualité de supérieur hiérarchique pour n’avoir pas prévenu ces crimes ni sanctionné leurs auteurs.Dans sa défense, l’accusé n’a pas nié que des éléments du MLC aient commis des crimes en Centrafrique. Il a cependant affirmé que ces troupes étaient passées sous le commandement de l’état-major de l’armée centrafricaine. Il a constamment soutenu que depuis son quartier général à Gbadolite, en RDC, il ne pouvait contrôler des combattants en mission de renfort de l’autre côté de la frontière.Le procès dans l’affaire Bemba s’est ouvert le 22 novembre 2010 et la présentation des moyens de preuve est close depuis le 7 avril.A côté de ce procès principal, le riche homme d’affaires congolais est également accusé, avec deux de ses avocats, un député de son parti et un témoin, de fabrication de preuves et subornation de témoins.ER

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