Sans information, pas de réconciliation

07.01.15 - CÔTE D’IVOIRE/JUSTICE - DÉBUT DES AUDITIONS DANS LE PROCÈS DE SIMONE GBAGBO ET SES 81 CO-ACCUSÉS

Arusha, 07 janvier 2015 (FH) – Le procès de Simone Gbagbo et ses 81 co-accusés est entré mardi dans la phase des auditions devant la Cour d’assises à Abidjan, après une brève audience préliminaire qui s’était tenue le 30 décembre.

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L’ancienne Première dame et ces autres anciens dignitaires du régime de l’ex-président Laurent Gbagbo sont accusés d’actes de violences commis durant la crise post-électorale de 2010-2011.Poursuivie notamment pour atteinte à la sûreté de l’Etat, Simone Gbagbo n’était pas au rendez-vous à l’ouverture de l’audience mardi matin, rapporte RFI. Seuls six accusés étaient présents.Le premier à comparaître à la barre a été Jean-Marius Kéipo, dit « Petit Marteau », un homme d’une quarantaine d’années, de petite taille portant barbe et crâne rasé, tradipraticien de YopougonAccusé de participation à des bandes armées, xénophobie et tribalisme, ce tradipraticien tenait un barrage au carrefour dit Obama, à Abidjan, au moment de la crise.« Petit marteau » est affublé d’un autre surnom, celui de chef ou général « des brûleurs ». Un surnom qu’on lui aurait donné car il aurait menacé certains partisans de l’actuel président Alassane Ouattara de les passer à l’essence avant de les incendier.L’accusé a plaidé non coupable mais des témoins sont venus le charger. Il s’agit d’abord d’un voisin dont la femme enceinte a été tuée d’une balle, tirée par l’un des hommes de main de Kéipo. Un autre témoin a affirmé que son frère avait été tué par des hommes en cagoule et que son corps avait ensuite été consumé par les flammes.« Petit Marteau » est resté serein durant toute l’audience, posant parfois des questions aux témoins.Absente à l’ouverture de l’audience, Simone Gbagbo est arrivée en milieu de journée pour suivre les débats et a pris de nombreuses notes, même si l’affaire ne la concernait pas directement.L’ex-Première dame est également sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) que les autorités ivoiriennes refusent d’exécuter, arguant de leur capacité et de leur volonté de lui garantir, devant leur propre système judiciaire, un procès juste et équitable.ER

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