Liban: le chef de l'ONU préconise des "voies diplomatiques" pour arrêter la guerre

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a affirmé samedi que "des voies diplomatiques étaient possibles" pour arrêter la guerre entre Israël et le mouvement pro-Iran Hezbollah au Liban, lors d'une conférence de presse.

"Il n'y a pas de solution militaire, seulement la diplomatie, le dialogue", a-t-il dit.

"Nous mettons tout en oeuvre pour obtenir une désescalade immédiate et la cessation des hostilités", a-t-il ajouté, affirmant que l'ONU était "en contact permanent avec tous les acteurs afin de réunir les parties autour de la table des négociations".

S'adressant à la communauté internationale, il a ajouté: "renforcez votre engagement. Soutenez l'Etat libanais et les forces armées libanaises pour leur assurer les capacités et les ressources nécessaires".

M. Guterres, arrivé la veille à Beyrouth pour une "visite de solidarité", a rencontré samedi le chef d'état-major de l'armée, Rodolphe Haykal, a indiqué l'institution militaire.

Les discussions ont porté sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu conclu fin 2024 entre Israël et le Hezbollah, et sur la mise en oeuvre par l'armée de son plan de désarmement du groupe chiite.

Vendredi, des tirs israéliens ont touché un quartier général des casques bleus dans le sud du pays, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

La porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a confirmé l'incident, causé "probablement par des tirs de mitrailleuse lourde". La semaine dernière, trois Casques bleus ghanéens avaient été blessés par des tirs, selon la Finul.

"Les attaques contre les Casques bleus et leurs positions sont totalement inacceptables et doivent cesser. Elles constituent une violation du droit international et peuvent être considérées comme des crimes de guerre", a affirmé M. Guterres.

"Les civils doivent être respectés et protégés en toutes circonstances, et les infrastructures civiles doivent être épargnées", a-t-il poursuivi.

Le dernier bilan officiel, samedi, des frappes israéliennes au Liban fait état de 826 morts et plus de 800.000 déplacées, alors qu'Israël a appelé les habitants de larges parties du pays à évacuer.

"Les avis d'évacuation donnés alors que de nombreuses populations vulnérables se trouvent dans les zones concernées, ne garantissent pas une sécurité suffisante pour les civils", ce qui "constitue inévitablement une violation du droit international humanitaire", a pointé le chef de l'ONU.

Justice Info est sur Bluesky
Comme nous, vous étiez fan de Twitter mais vous êtes déçus par X ? Alors rejoignez-nous sur Bluesky et remettons les compteurs à zéro, de façon plus saine.