L'approvisionnement en eau dans le sud de l'Iran a été rétabli après des réparations sur les réservoirs touchés par des frappes américaines, a rapporté jeudi un média d'État iranien.
Les Etats-Unis avaient bombardé dans la nuit de mardi à mercredi deux réservoirs d'eau dans la ville de Sirik, privant près de 20.000 personnes d'eau potable, selon la compagnie locale des eaux.
Les réparations ont duré "moins de 12 heures" et "les problèmes d'approvisionnement intermittents (...) ont été entièrement résolus" pour les villages touchés, a déclaré Abdolhamid Hamzehpour, directeur général de la compagnie des eaux locale, cité par la télévision d'État.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait dénoncé mercredi un "crime de guerre prémédité et une violation flagrante" des droits humains. "Les États-Unis doivent être tenus responsables de ces attaques brutales et systématiques contre des infrastructures civiles vitales", avait ajouté le diplomate.
Les installations de traitement et de dessalement de l'eau, notamment dans le sud de l'Iran et dans les pays voisins du Golfe, sont devenues des cibles stratégiques et vulnérables depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.
Le 7 mars, au plus fort du conflit, l'Iran avait affirmé que des frappes américaines avaient touché une usine de dessalement sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz.
Le lendemain, Bahreïn a signalé une frappe iranienne contre une installation hydraulique, apparemment en représailles à l'attaque américaine contre Qeshm.

