Trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), sanctionnées par l'administration Trump, ont déposé plainte mercredi contre le président et d'autres hauts responsables américains, faisant valoir que les mesures prises à leur encontre étaient illégales.
Dans une plainte déposée à New York, la juge canadienne Kimberly Prost, Solomy Balungi Bossa d'Ouganda et Reine Adelaide Sophie Alapini-Gansou du Bénin ont affirmé que ces sanctions visaient à "exercer une pression extrajudiciaire".
Plusieurs magistrats de la CPI, dont le procureur général, ont été sanctionnés par l'administration Trump.
Les sanctions interdisent aux juges d'entrer aux Etats-Unis et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.
Ces sanctions constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la CPI, qui siège à La Haye, à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis, et qui a notamment émis en 2024 des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
La plainte déposée mercredi indique que les sanctions visent à les "punir" et qu'elles reviennent "à une peine de mort financière".
"Imposer des sanctions aussi draconiennes à l'encontre de juges internationaux est sans précédent", indique la plainte de 66 pages, demandant leur levée.
Outre le président Donald Trump, la plainte vise aussi le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le ministre des Finances Scott Bessent.
Créée en 2002, la CPI poursuit des individus accusés des pires atrocités telles que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide.
Ni Israël ni les Etats-Unis n'adhèrent au traité international ayant institué la CPI, tout comme la Russie dont le président Vladimir Poutine fait également l'objet d'un mandat d'arrêt depuis mars 2023.

